2008/05/15

La meilleure tasse de chocolat pour un petit déjeuner complet

Un chocolat lourd et profond, pas trop sucré, pour amateur de cacao
De la crème, pour indiquer une tasse gourmande
Un peu de liqueur de banane, afin d'ajouter une touche exotique et parfumée
Et de nombreuses rondelles de banane, voici le moyen de parvenir à un petit déjeuner équilibré

Mon dernier déjeuner à Ljubljana aura été particulièrement impressionnant grâce à cette tasse de chocolat, cocktail dénommé "Native".

27.04.2008 - Ljubljana

2008/05/14

Ljubljana, capitale européenne du graffiti ?

Ljubljana est une ville accueillante pour les graffiti. Presque aucun mur vierge dans le centre ville, même au coeur des petites rues pavées et touristiques, chaque surface verticale a droit à son écriture.

J'ai donc pu m'amuser particulièrement à capturer ces couleurs et ces traits, dans le cadre de ma série photographique sur les graffiti. Et j'ai souri en voyant deux ouvrier recouvrir de peinture un mince pan de mur, au milieu d'une rue aux écritures bavardes...

04.2008 - Ljubljana

2008/05/13

Banane et Nutella après la polenta

Polenta

Gâteau Nutella / Banane

26.04.2008 - Restaurant Abecedarium - Ljubljana

2008/05/09

Jouer avec la lumière dans un tunnel de Ljubljana

Une visite de tunnel faisait partie des activités proposées par la conférence TRA 2008 de Ljubljana, parfaitement connecté au thème de cette conférence Transport Research Area. Il s'agissait du chantier du tunnel de Sentvid, au Nord de Ljubljana.

Je reparlerai plus longuement de l'atmosphère de cette visite, plutôt étrange. Mais quelles qu'aient pu être mes réserves sur l'organisation, cette visite m'a permis de jouer avec la lumière irriguant les longs espaces bétonnés du tunnel.

22.04.2008 - Sentvid Tunnel - Ljubljana

2008/05/08

Deux grands immeubles trapézoïdaux à Ljubljana

Le Cankarjev Dom de Ljubljana, avec sa salle de concerts et son centre de congrès, se trouve dominée par deux grands immeubles en vis-à-vis, tours jumelles trapézoïdales à l'architecture austère. Elles se dressent comme des souvenirs communistes à la bordure du centre ancien, piéton et mignon, et il est toujours troublant d'apercevoir ses contours bruts par dessus les toits de tuiles rouges.

Ces deux immeubles accueille les bureaux de TR3 et de la Ljubljanska banka, installés sur la place de la République. Juste en face se trouve en effet le Parlement slovène, et c'est ici qu'a été proclamée l'indépendance slovène en 1991.

Mais, malgré l'adjonction de quelques statues et monuments, la place ne dégage pas de véritable charme historique, simplement une impression d'endroit utilitaire et très professionnelle, comme deux petites tours de La Défense posée au coeur de Ljubljana. Le célèbre architecte slovène Edvard Ravnikar a créé les différents bâtiments rassemblés en ces lieux, mais le modernisme employé laisse étonnamment indifférent. Par delà le petit plaisir photographique d'apercevoir des morceaux de trapèzes gris au dessus des toits, le jeune et dynamique Parlement slovène peine à évoquer autre chose qu'un collège de banlieue construit dans les années 60...

21-26.04.2008 - Ljubljana

2008/05/07

Commencer par les petits fours et finir par les briquettes à la conférence TRA de Ljubljana

Le 21 avril, la cérémonie d'ouverture de la conférence TRA 2008 vient de se terminer et les plateaux de petits fours attendent déjà sur les tables. La grande salle de concert du Cankarjev Dom Ljubljana se vide peu à peu, et les scientifiques, journalistes, étudiants découvrent les mignonnes pâtisseries, des sablées fourrés à la confitures aux formes amusantes et à la taille généreuse.

Pas de quoi remplacer un déjeuner pour les étudiants participants au concours YEAR, qui ont dû sauter de l'examen du jury à la cérémonie, mais la découverte est distrayante et l'ambiance détendue, alors qu'importe un régime alimentaire peu sérieux ?

Mais la conférence TRA se poursuit jusqu'au 24 avril, et les organisateurs ont proposé des paniers repas pour les déjeuners des 22 et 23 avril. Option bien entendu validé par une large majorité des participants, qui ne voulaient pas perdre de temps à explorer le centre de Ljubljana entre deux conférences. Le sourire provoqué par les petits fours animaliers s'est changé en sourire amer à la découverte des boîtes repas, contenant deux modestes sandwichs sous cellophane, un fruit et une patisserie industrielle de basse qualité, sorte de pain au chocolat fourré à la confiture ou à la crème pâtissière.

Et puis, finalement, l'amusement est réapparu sur les visages, en découvrant des hordes d'hommes costume-cravatés qui buvaient le jus de pomme de minuscules briques pour enfants.

21-23 avril - Cankarjev Dom - Ljubljana

2008/04/29

Douche écossaise et arc-en-ciel dans un parc de Ljubljana

Cette semaine du 21 avril à Ljubljana se sera déroulé en un long va et vient climatique. Les deux premiers jours ont immédiatement donné le la fluctuant, entre soleil magnifique du dimanche et orage permanent le lundi après-midi. Le reste de la semaine n'aura pas dérogé à la règle, noyant généralement la douce chaleur du matin sous les gouttes généreuses de l'après-midi.

Le mercredi 23 avril, la promenade au parc à l'est de la vieille ville a condensé les extrêmes du ciel slovènes, offrant de magnifiques collisions photographiques.

On pénètre par le parc en passant sous l'autoroute, au milieu des graffiti, puis se trouve face à une longue allée rectiligne et en pente. De vastes panneaux présentent d'agréables photos animalières, dans l'esprit des expositions le long du Sénat à Paris, afin d'accompagner le promeneur dans son ascension jusqu'à la maison posée en haut de la colline. Sans hésiter, nous avons suivi le chemin qui nous était clairement indiqué, dégustant les lions et autres chenilles en drapeau brésilien.

Un rapide coup d'oeil derrière notre épaule nous avait montré un ciel menaçant, en dépit du bleu engageant flottant au dessus de la colline. Sans surprise, une forte averse s'est déclenché à mi-pente, faisant apparaître parapluie et capuche par dessus les coiffures et les appareils photos. Mais cette pluie nous a offert une superbe surprise, puisque un généreux arc-en-ciel flottait au-dessus de la ville et des grues, laissant même voir son arc du deuxième ordre.

L'étirement climatique de la ville entre les deux bouts du printemps nous avait donc réservé son plus beau cadeau, même difficile à piéger au moyen d'un petit appareil photo. Nous avons redescendu la pente le coeur souriant, relevant le parapluie au grès des giboulées, tournant le regard vers le ciel de tout côté pour en surprendre les évolutions du bleu à l'ombre.

23.04.2008 - Ljubljana

2008/04/28

Burek, le fast food slovène très salé et rempli de sagesse

A Ljubljana, aucune difficulté pour se nourrir des fast-foods habituels, peuplant le village global : pizza, hamburger, döner, pas d'inquiétude. Mais il est possible de goûter à la spécialité régionale, le burek. Une sorte de long pâté, servi dans un papier plié, et généralement fourré à la viande ou au fromage.

Le résultat ressemble à un long pain salé, particulièrement dans la version au fromage, et il est assez étrange de déguster ce sandwich sans généreuse garniture. Dans l'ivresse d'une soirée entre étudiants, nous avons dîné de bureks à l'issue du match de Ligue des Champions, profitant du seul établissement ouvert après 23h dans le centre de Ljubljana. Notre surprise face à ce long pain salé bourratif a débridé notre imagination, notre sens de la formule, donnant naissance à une abondante série de "burek's facts" remplis de poésie :

"Au Moyen-Age, le château de Ljubljana a été assiégé, et les assaillants ont tenté de gagner la ville par la faim. Les vingt mille habitants du chateau ont survécu plus de 200 ans à l'aide de deux bureks, et il en restait encore la moitié à l'issue du siège".

"Le burek permet de changer le climat : il est tellement salé que, si on le jette en l'air, il absorbe l'humidité, et permet d'arrêter la pluie".

Dans les prochains jours, je ne manquerai pas de vous faire partager quelques morceaux de cette sagesse du burek...

22.04.2008 - Ljubljana

2008/04/18

Et maintenant, pour les couverts également, des touches de couleurs denses pour meubler

BVleu, vert, orange, rose.
Ou, plus précisément,
Bleu turquoise, vert amande, orange clémentine, rose cassis.
Dans des plastiques fins, peu luxueux, comme des résidus de plastiques de Twingo moulés sous forme de bols et de gobelets.
Les quatre couleurs pour chacun des récipients, les bols comme les gobelets.

Hier, j'ai poursuivi mes achats pour installer mon grand logement vide et blanc, et je me suis fixé sur de la vaisselle colorée. Car, si les bols et les gobelets sont fins, peu chers et totalement unis, les deux assiettes m'ont sauté au visage presque à l'entrée du City Palais de Duisburg, depuis la porte tournante.

Larges assiettes très plates en plastique épais, présentant de larges personnages animaliers dessinés dans des couleurs très vives, presque agressives, un joli dessin utilisant toutes les teintes de la nouvelle boîte de feutre du petit dernier.
Sur fond vert profond, une girafe, portant un pull en laine à col roulé.
Sur fond rose sombre et franc, un ours portant sweat-shirt à capuche et écussons de jeune raper naïf, dont un exquis YO YO cousu sur la poitrine, juste au niveau du coeur.
Des assiettes de camping, surtout des assiettes pour enfants, un côté dînette en grandeur nature, avec tout le mauvais goût des papiers peints enfantins, ou de ces pulls dont les personnages tricotés s'étendent sur tout le torse en une présence oppressante pour le regard cherchant l'équilibre et la légèreté.

Mais, en ce moment, la finesse ne m'intéresse pas.

Je cherche à peupler le vaste espace immaculé de mon appartement étudiant, cette longue pièce blanche dont le grisaille irradiant du sol plastique m'a cloué sur place lors de ma première venue. Halte au minimalisme intégral ! J'introduis peu à peu des taches de couleurs très vives et les éparpillent sur les quelques étagères, bougies oranges, bleu sombre et rouges, et maintenant ces assiettes et bols et verres dont la saturation électrique dégage une dense attirance visuelle.

J'assemble une installation décorative temporaire, très bon marché, un mauvais goût instable et mouvant, glissant de jour en jour au gré des déplacements de bougies et d'ustensiles pour les repas, et peut-être atteindrais-je parfois un équilibre agréable.

Je devrais pouvoir bien m'amuser avec mon appareil photo.

Et hurler de rire à chaque repas, aussi, en découvrant une tranche de jambon invisible sur le rose intense d'une assiette au motif de vache.

2008/04/17

Et une grande blonde m'a dit : "quelqu'un a mangé dans mon bol"

- Are you eating in your plate ? - Hum, no. Oh, my God, it is yours. I'm sorry, I'm so confused.

J'étais en train de terminer ma soupe dans la cuisine d'étage quand une grande blonde est entrée, en deux fois. Tout d'abord, pour prendre deux verres, deux assiettes, et retourner dans sa chambre, située en face de la mienne. Puis, la deuxième fois, pour enquêter sur mon utilisation pirate de sa vaisselle.

- Vous comprenez, chacun doit apporter ses propres affaires, ses assiettes, ses couverts. Seul le micro-onde et l'un des deux réfrigérateurs sont à la communauté. Chaque personne possède son placard, qu'il peut fermer à clé, pour conserver sa nourriture personnelle. - Je suis désolé, je viens d'arriver, et avec toutes ces inscriptions en allemand. Vous en avez besoin tout de suite ? Je vais vous laver cela à l'instant. - J'espère bien. L'autre jour, quelqu'un s'est servi de nos planches à découper, et les a rangées sales.

Elle sort, et j'attaque directement la vaisselle, sans même oser utiliser en plus une cuillère pour mon yaourt nature non sucré. Moi qui avait déjà longuement hésité avant de m'installer dans la cuisine d'étage ce soir, n'ayant pas vraiment le courage de lancer une possible conversation, souhaitant profiter d'un calme solitaire après une journée remplie à l'université. Mais comment éviter cette cuisine communautaire, quand il n'a pas été possible de trouver assiettes et couverts dans les supermarchés les plus proches de ce logement ?

Je frotte au mieux cette vaisselle violée, l'essuie consciencieusement avec les vagues torchons que j'ai déniché ce soir, tenant en fait plutôt de l'essuie-tout pouvant s'utiliser une douzaine de fois. Et aussitôt, je rentre en vitesse dans mon appartement, glisse le yaourt non consommé dans mon réfrigérateur au bloc de glace massif et non dégivré, puis croque une petite pomme assis à mon bureau.

Je ne crois même pas avoir regardé cette grande blonde en face, étant assis à la table et elle debout derrière mon dos, et moi trop gêné pour me tourner totalement. Seules deux images flottent pour tisser son portrait, ses hanches larges mais sportives, à hauteur de mon regard de dîneur assis sur une basse chaise pliante, et sa coiffure courte, explosive et peroxydée. Des mèches éparses et comme punk, association immédiate dans mon esprit avec les jeunes punkettes lesbiennes de la bande dessinée Locas de Jaime Hernandez. Le large poster rock accroché à la porte de sa chambre doit m'influencer, cette chambre partagée avec une autre jeune fille à l'aspect beaucoup plus banal, et ne parlant pas un mot d'anglais, m'avait-elle fait comprendre la semaine passée. Avec la coupe de cette grande, je n'ai que la chevelure d'Hoppey la rebelle, bien loin du duo déjanté de la bande dessinée. Pour en savoir plus, oserai-je leur proposer une bière vendredi soir lors du modeste apéritif avec mes collègues ?

Je termine doucement cette pomme au trognon instable, dont le jus croquant coule en gouttes sur les feuilles de cette vieille édition de Libération. Au moins, les nouvelles ampoules basse énergie d'Aldi éclairent plus que les pauvres filaments de 25W livrés d'origine.