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2010/12/17

Le Ross Island Bridge, absent de Paranoid Park mais tout de même élégant

Le Ross Island Bridge, pont le plus au sud du Centre Ville. Elevé, aérien, plus simple mais relativement élégant. La ville commence à se faire moins dense, tout du moins sur la rive est. Une piste cyclable se dessine entre de lointaines usines ou centres de BTP. Tout près, à peine plus au sud, une île se dessine, un parc naturel, un peu moins d'ambiance urbaine pure, surtout dans l'humidité qui flottait le jour de ma promenade.

Un pont simple mais pas disgracieux.

Cela explique certainement mon erreur, de l'avoir pris pour un pont emblème de la ville de Portland, comme je l'ai dit dans mon texte d'introduction... Souvenirs un peu vague du film Paranoid Park, pas vraiment de vérification : voici une jolie erreur de débutant, une gaffe de blogger/journaliste amateur. Il suffit en effet d'un seul clic pour se rendre compte que le pont de Paranoid Park est en fait le St Johns Bridge, bien plus élégant et imposant. Et bien plus au Nord, totalement hors du centre-ville. Pas de confusion possible. Pour la peine, je vais certainement bidouiller un petit texte sur cet autre pont dans les jours qui viennent...

Malgré cette regrettable erreur, mes photos du Ross Island Bridge ne sont pas désagréables à regarder, non ?






October, 30th, 2010 - Ross Island Bridge - Portland, Oregon




Opening scene of "Paranoid Park" by Gus Van Sant: St John Bridge - Portland, Oregon


2010/12/15

Hawthorne Bridge de Portland laissant passer un bateau

Le bateau arrive de loin, le Morrison Bridge est déjà ouvert en aval. Hawthorne Bridge se prépare, la plate-forme monte lentement, les barrières bloquent le passage. Quelques passants jettent un oeil, tirent leur appareil photo. Le bateau approche, sans presse, glisse longuement dans le passage ouvert, écoulement étiré, qu'il est long.

Le pont redescend, les barrières se lèvent déjà. Les promeneurs sont content, on est toujours content quand on peut être témoin d'un pont qui se lève au passage d'un bateau.

Je traverse, m'élance vers l'amont sur la rive Est, cherchant les ponts restants. Promenade le long d'un ruban de bitume, d'un petit zigzag entre les industrie pour retrouver une autre piste cyclable. Je reviens sans me presser, sans avoir trop traîner non plus ; 45 minutes peut-être. Arrivant à nouveau près de l'Hawthorne Bridge, je le découvre à nouveau ouvert ; un autre bateau passe.

Morrison Bridge 










October, 30th, 2010 - Hawthorne Bridge - Portland, Oregon

2010/12/14

Le Steel Bridge de Portland, noeud de communication pour train et coureurs

Le Steel Bridge, le premier pont emprunté en arrivant depuis l'aéroport de Portland, puisque le tramaway l'emprunte pour rejoindre le centre-ville. Sur la rive Est, le Rose Garden et ses 20.000 places pour fans de basket et des Trailblazers, le Centre des Congrès, à peine plus loin le Lloyd Center et sa centaine de boutiques. Sur la rive ouest, le centre ville, et en premier lieu, la gare centrale, juste de l'autre côté du Steel Bridge. 

Donc un noeud clé que ce pont métallique à deux niveaux: le haut pour les tramway et les voitures, le bas pour les trains & les coureurs. Et les deux plateaux se lèvent d'un seul homme quand un bateau demande le passage. Tout coulisse selon des rails, rien ne pivote, simplicité mécanique pour le squelette d'acier.

Sur la rive, cachant légèrement le moderne Rose Garden, des silos s'alignent derrière des tuyauteries apparentes. Un vrai bout d'industrie à ciel ouvert, coeur de ville ouvrière et industrieuse. Je serais curieux de voir des photos de Portland à la fin du XXème siècle...







October, 25th, 2010 - Steel Bridge - Portland, Oregon

2009/02/14

De la fumée près de la glace

La fumée d'une cheminée, étrange cheminée portant collier au dessus d'un morne bâtiment industriel, sur les bords d'un blanc canal gelé. Des barrières s'entrouvrent sur un mince escalier à la rampe de bois, descendant à petits pas vers la langue de glace. Deux bancs de part et d'autre, pas tout à côté, les deux sentinelles en faction sur les bords de l'entrée laisse de l'espace, un large passage pour laisser respirer la vue. Ne pas surcharger cet espace léger, toile étirée devant l'industrie morne, juste efficace et opérative. On s'affaire sur les bancs, on s'apprête à plonger.


Un homme en jeans et doudoune glisse en sens inverse du panache de fumée.

2008/09/05

Usine et bâteau partagent la rouille au bout du port de Montréal

Le port de Montréal est le centre historique de la ville, source de sa prospérité dans le commerce des fourrure puis dans l'industrie, énorme nœud d'échanges sur le St Laurent.

Désindustrialisation oblige, les usines ont peu à peu quitté la zone, ou, plus précisément, l'activité a abandonné les bâtiments présents dans cette zone. L'espace a peu à peu été réhabilité, changé en longue promenade destinée au divertissement, où l'on peut ainsi flâner le long de la rivière ou rejoindre une musée des sciences, goûter au cinéma Imax en 3D ou se restaurer dans des grandes galeries riches en snacks et junk food américaine.

Mais certains vieux bâtiments de l'époque dorée tiennent encore leur place sans mot dire, immobiles dans leur carapace rouillée.

Il y a quatre ans, j'avais ainsi été saisi par la silhouette d'un immense dépôt réfrigérant, massive et digne, non loin de la Tour de l'Horloge. Le bâtiment semble d'ailleurs avoir été fortement remis en état depuis, en tout cas il m'a semblé muni de nombreux équipements modernes... Mais, même sans preuve photographique de cette mystérieuse installation, j'ai traqué la rouille et les vieux entrepôts sur le port, car ma fascination d'il y a quatre ans a servi d'étincelle, première expérience d'une trace industrielle posée dans un quartier réhabilité, vaguement superficiel. A la suite de cet entrepôt frigorifique, je me suis régalé de l'échelle et des briques de la Tate Modern à Londres ou du vieux port intérieur de Duisburg.

Ainsi, j'ai été ravi d'admirer la longue masse de cette usine posée entre le port et une surprenante voie de chemin de fer. Un bateau du même âge mouille sur un bassin tout près, et les deux figures industrielles à la retraite doivent certainement discuter de temps à autres d'anecdotes au teint sépia.

06/08/2008 - Port de Montréal

2008/06/18

Ah, quel plaisir de visiter un tunnel dans le cadre d'une conférence !

Voici déjà le chemin du retour, et qu'avons-nous vu ? Nous avons marché dans cinq cents mètres de tunnel dont la construction est bouclée, murs lisses et bétonnés, revêtement routier en béton lui aussi, et quel commentaire pouvait-on faire là-dessus ? Puis nous avons eu droit à une obscure présentation PowerPoint de vingt bonnes minutes, suivie par un passage rapide auprès d'une poignée d'ouvriers aux gilets fluorescents, mais rien d'autre.

Quelle magnifique idée que de s'être inscrit au dernier moment à cette visite du tunnel de Ljubljana, organisée par la conférence TRA 2008.

Initialement, je m'étais inscrit à deux activités. Le lundi, deux heures de visites de la vieille ville de Ljubljana, avec récits de légendes médiévales. Et le vendredi, journée complète d'excursion dans des hauts lieux slovènes. Mais ces deux projets étaient rapidement tombés à l'eau : dès notre arrivée, nous avons appris l'annulation de l'excursion du vendredi, certainement faute de participants, et j'ai passé mon tour pour la promenade du lundi, refroidi par les trombes d'eau. "Mais nous allons prêter des parapluies, ne vous inquiétez pas".

Ainsi, quand une collègue française m'a proposé de l'accompagner pour la visite du tunnel, le mardi, je n'ai pas trop hésité. Pourquoi pas, finalement ? Il aurait été dommage de profiter d'aucune des activités proposées.

Particulièrement dommage, en effet, étant donné le désastre qu'a constitué cette visite, mine d'anecdotes pour blogger sans inspiration.

Cette collègue m'avait demandé de l'accompagner, car elle avait peur de s'ennuyer, ne connaissant personne. Las, par un tour de passe-passe amusant du destin, je me suis moi-même retrouvé tout seul pour cette visite. Cette collègue, particulièrement sérieuse, n'a pas voulu raté une miette des conférences de l'après-midi, étalage pourtant très synthétique et assez soporifique de projets européens, et a raté le point de rendez-vous de la visite. J'ai bien tenté de prévenir le guide slovène, mais c'est avec horreur que j'ai vu les portes du bus se refermer avant l'arrivée de ma camarade.

Mais parfois, il vaut mieux être seul que mal accompagné, et j'ai la grande joie de faire la connaissance d'un jeune français particulièrement désagréable. Je l'avoue, peut-être n'étais-je pas d'humeur assez ouverte à cette occasion, mais sa discussion m'a particulièrement horripilée, jusque que dans sa manière de parler à la fois traînante et sûre d'elle-même.

J'ai donc fait tout mon possible pour m'éloigner de cet olibrius, dont le seul point commun avec moi était la langue française. Ainsi, mon casque de chantier bleu sur la tête, j'ai toujours gardé un oeil sur lui, afin de ne rester en retrait et de ne pas donner l'impression de chercher la conversation. La misanthropie n'est certainement pas une attitude des plus recommandables, mais parfois, il ne faut pas avoir honte de l'assumer temporairement.

D'autant que la visite elle-même ne donnait pas envie de saisir son prochain en une longue accolade pour célébrer la nature humaine. Bien entendu, l'entrée du chantier était un peu spectaculaire, de même que la distribution des casques aux conférenciers cravatés. Mais l'interminable présentation PowerPoint a rapidement mis les points sur i : cette visite serait bien un grand moment de n'importe quoi ennuyeux et peu agréable.

Un écran déroulé au milieu du tunnel, on ne sait trop pourquoi à cet endroit, loin de l'entrée, et éloigné du chantier actif. Deux grosses enceintes permettent à l'ingénieur de se faire entendre de tous, mais hélas, il n'en va pas de même de son anglais, aux accents et tournures profondément obscures. Parfaitement au diapason des diagrammes illisibles de la présentation, tracés comme à main levée parfois, et en tout cas, sans aucune légende. J'aurais bien voulu vous parler de l'originalité de ce tunnel de Ljubljana, mais j'en suis bien incapable, à cause l'absence totale de pédagogie de cette présentation.

Et la visite technique ne m'a pas appris grand chose non plus. Nous avons marché une centaine de mètres supplémentaires, pour atteindre la dernière zone en activité. Installation de panneaux de béton sur les murs, il me semble, mais je n'en suis pas certain, de grands échafaudages métalliques au milieu desquels naviguaient quelques ouvriers, éclairés par de puissantes lampes éblouissantes.

Nous sommes arrivés et les ingénieurs présents ont aussitôt empoigné leurs appareils photos, mitraillant les poutres, les assemblages, sans tenir compte des ouvriers en plein travail. Des ouvriers faisant partie du décor, qu'ils travaillent ou fument une cigarette pour leur pause, une opposition fascinante et malsaine : les conférenciers en cravates et costumes, déguisés sous leur casque de chantier, et les ouvriers, ces prolétaires étrangers, juste posés là. Pas moyen de leur parler en anglais, j'imagine, mais aucune tentative de communication n'a semblé traverser l'esprit de nos industriels et techniciens de haut niveau, raffolant de photos et de petits détails techniques obtenus auprès du guide.

Confrontation brutale de deux mondes pour générer une ambiance qui m'a paru assez malsaine. Je me suis risqué à quelques photos, sans trop cadrer ses ouvrier que quelques cadres occidentaux venaient perturbés durant leur longue journée.

Mais cette visite n'a pas perturbé grand monde très longtemps, puisque nous avions déjà fait le tour des activités proposés !

Le guide de l'Office du Tourisme de Ljubljana a pris conscience de la supercherie d'une telle visite bricolée, et plein de bonne volonté, il a poussé le conducteur du car à emprunter sur le chemin du retour tous les tunnels autoroutiers entourant Ljubljana. N'étions-nous pas des amateurs de tunnels ?

En marchant dans les rues piétonnes de Ljubljana, je ne savais pas trop quoi penser cette visite étonnamment ratée, proche d'une parodie d'activité de groupe proposée dans le monde de l'entreprise. Et donc assez éloignée de l'ambiance bonne enfant qui entourait le groupe de thésards rassemblés par le concours YEAR, toujours prêts à descendre quelques flutes de mousseux sur un stand allemand, ou boire des bières devant un match de Ligue des Champions.

Mais en arrivant sur la place de la vieille ville, je suis tombée sur ma collègue française, et son apparition a fini de me convaincre : ces quelques heures constituaient indéniablement une anecdote de prix durant mon séjour de Ljubljana.

Durant la visite, le guide de l'Office du Tourisme nous avait remis des bouteilles souvenirs, mignons flacons souvenirs d'une étrange liqueur très sucrée. Toujours serviable, j'en avais demandé un exemplaire supplémentaire pour cette collègue, retenue par son professionnalisme. Il fallait bien récompenser son abnégation, et la consoler d'avoir raté cette magnifique. Mais comment avais-je pu penser un instant que ce raté allait l'embêter ? Avec l'aide d'un autre retardataire, elle était parvenue à se faire rembourser la visite, et s'était faite inviter à boire une bière. L'argent du beurre sans l'interminable visite de la crémerie, avec en prime un peu de drague sur une terrasse ensoleillée de Ljubljana.

Mais comment lui en vouloir, puisque sa chance magnifique offre un contre-point parfait à ma visite désastreuse ?

2008/05/09

Jouer avec la lumière dans un tunnel de Ljubljana

Une visite de tunnel faisait partie des activités proposées par la conférence TRA 2008 de Ljubljana, parfaitement connecté au thème de cette conférence Transport Research Area. Il s'agissait du chantier du tunnel de Sentvid, au Nord de Ljubljana.

Je reparlerai plus longuement de l'atmosphère de cette visite, plutôt étrange. Mais quelles qu'aient pu être mes réserves sur l'organisation, cette visite m'a permis de jouer avec la lumière irriguant les longs espaces bétonnés du tunnel.

22.04.2008 - Sentvid Tunnel - Ljubljana

2008/04/02

Dans la Rhur, le ciel printanier permet d'admirer cheminées et fumée

23.03.2008 - Landschaftspark Nord - Duisburg

2008/03/30

Escalade printanière au Landschaftspark de Duisburg

Comme je l'ai toujours imaginé, il devrait être très agréable de se promener au Landschaftspark durant le printemps. Les innombrables tuyaux rouillés de l'ancienne aciérie de Duisburg m'ont toujours fasciné, même si je n'ai parcouru son parc qu'en hiver, sous des ciels souvent gris et pluvieux. L'apparition de verdure et bourgeons devrait accentuer l'impression de décalage qui surgit toujours quand je flâne au coeur de ces vieilles industries.

La journée d'éclaircie du dimanche de Pâques a déjà offert un magnifique aperçu de cette future expérience printanière. Quelques semaines encore, les derniers risques de neige s'estomperont définitivement, et l'on pourra profiter pleinement des plantes surgissant d'entre les installations, comme des visions post-apocalyptiques et sereines.

Ce généreux soleil a également permis de constater que, oui, le Landschaftspark est bien devenu un important centre de loisir familiale. Les enfants courent dans les anciennes réserves de minerai pour dévaler le toboggan ou s'amuser dans les bacs à sable. Les passionnés d'escalade s'attaquent aux piliers en béton et suivent les lignes de vie qui partent des poutrelles en acier. Sous le regard des passants et des placides installations centenaires.

23.03.2008 - Landschaftspark Nord - Duisburg