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2011/01/02

Le Vieux-Port de Montréal à moitié gelé

Le fleuve St-Laurent ne gèle plus au niveau de Montréal ; tout du moins dans son dans son cours principal. Le lit du fleuve a été comblé pour en accélérer le débit, et faciliter le transport fluvial. J'ai appris cette information lors d'une visite touristique du port, mais je ne retrouve pas exactement la date de ces travaux. Je suppose que les travaux du métro de Montréal, ouvert en 1965, ont joué un rôle dans le comblement du fleuve. La terre extraite des tunnels a ainsi servi à créer l'Ile Notre-Dame, île artificielle où se déroulait l'exposition universelle de 1967... Mais je vais continuer mes recherches pour en savoir plus sur la question.

Toujours est-il que le fleuve ne gèle pas l'hiver, mais certaines branches du port peuvent geler. Pas assez de mouvement d'eau ou de courant. Néanmoins, cette année, l'hiver a été plutôt doux jusqu'à présent. Lors de mon passage à Montréal, la température n'est jamais descendue sous les -5°C, tournant plutôt autour des -2°C. Un joli redoux après quelques moments plus rigoureux en décembre. Ces fluctuations de température expliquent certainement le surprenant spectacle aperçu dans le Vieux-Port. La branche statique du port présentait de petites plaques de glace, morceaux épars, minces pièces flottant près de la surface. Certaines zones très proches des quais présentaient des couches plus solides et plus blanches.

Un spectacle surprenant, qu'il sera amusant de suivre durant l'hiver. Je suis curieux de savoir quel niveau de glace peut peupler le port si les températures descendent autour des -10°C ou -15°C pendant une longue période... A suivre, donc !

 Au fond à gauche, le lit du St-Laurent, jamais gelé
Au prermier plan, vers la droite, le port, à la glaciation intermédiaire






December, 27th, 2010 - Vieux-Port - Montréal, Québec

2010/12/28

Une poutine de Madagascar en lisant Spirou: Frite Alors !

"Frite Alors !", une friterie belge dans le quartier latin de Montréal, en plein milieu de la rue St Denis. Belge ? Belge pour le décor de bande dessinée, pour le choix de bières ; mais celles-ci sont surtout brassées localement, et les frites ne sont pas vraiment servies en cornet, mais plutôt sous forme de poutine. Difficile de faire plus québécois en matière de gastronomie de la frite... Même s'il est agréable de déguster sa poutine en lisant un Spirou.


Poutine de Madagascar: frites, fromage, gravy et poivre vert
December, 27th, 2010 - Frite Alors ! - rue St Denis, Montréal, Québec

2010/10/14

Cora, champion du fruit et des crêpes pour le déjeuner


Petit déjeuner - Crêpe & pain doré avec fruits - chocolat en bonus

October, 10th, 2010 - restaurant Cora - Repentigny, Quebec

2010/10/05

Urban details in Repentigny

Quand on marche dans une rue, difficile de ne pas surprendre quelques détails pittoresques, photogéniques, petites scènes qu'il est plaisant de capter en photo. Le boulevard d'Ibreville de Repentigny ne déroge pas à la règle...






September, 18th, 2010 - boulevard d'Ibreville - Repentigny, Québec

2010/10/02

Boulevard d'Ibreville à Repentigny, enchaînement de pavillons coquets et variés

Le boulevard d'Ibreville à Repentigny : 3 km de ligne droite de la maire jusqu'à l'église Notre-Dame-des-Champs, 3 km majoritairement bordés de pavillons. L'enchaînement est plutôt hétéroclite, seule la taille des maisons constitue une certaine unité ; maisons de plain pied, maison avec un unique petit étage. Mais les styles varient doucement, fluctuent, ainsi que l'agencement des jardins. Toutes les pelouses sont vertes et parfaitement coupées en cet été finissant, mais les fleurs, les décorations varient selon les goûts des propriétaires ; les surprises ne manquent pas, les petits personnages surprenants non plus...








September, 18th, 2010 - boulevard d'Ibreville - Repentigny, Québec

2010/09/29

Dîner élégant aux Fougères de Chelsea


Soupe de Brocoli - Les fleurs sont comestibles



Magret de Canard - Pommes de terre au foie gras



Gourmet au chocolat

September, 11th, 2010 - Restaurant Les Fougères - Chelsea, Québec

2010/09/26

Repentigny et les échos de villes nouvelles au Québec

Continuons un peu à Repentigny, au Québec, pour sentir un peu l'atmosphère, continuons sur le boulevard d'Ibreville, mais à l'autre extrémité par rapport à l'église Notre-Dame-des-Champs, plus au Nord-Est. 

Ibreville, longue et large avenues entre les maisons basses, les petits centre commerciaux. Au lampadaire, des banderoles annoncent "La Fête au Petit Village", banderoles colorées et glacées au motif de tapis rouge, de personnage ; elles parsèment toute une section du boulevard d'Ibreville. Un peu plus loin, une large intersection. La rue perpendiculaire mène sur la plus grand zone d'activité, sur l'entrée de l'autoroute, vers le Nord-Ouest. Juste à ce carrefour, un panneau lumineux devant un bâtiment au crépi rouge, sans coin, paroi arrondie ; un seul étage, presque invisible tant le bâtiment semble plus large que haut. La marie, bien sûr, et un petit groupe de collégien à BMX se cache derrière leur casquette en voyant un photographe : mon dieu, un photographe !

Le style urbain distille doucement des réminiscence de banlieue, lointaine banlieue peu dense, des échos de villes nouvelles. Aspect résidentiel à maisons individuelles, vastes avenues, peu d'étages, des bâtiments publics récents, propres, doucement modernes. L'écho semble parfait quand apparaît la Place d'Evry : Evry, est-ce bien le même Evry, l'Evry parisien ? Bien sûr, pas d'homonymie québécoise ici : Repentigny est jumelé avec la ville d'Evry - ainsi que Bergerac, mais cela n'a plus grand rapport avec les villes nouvelles...







September, 18th, 2010 - Repentigny, Québec

2010/09/25

Notre-Dame-des-Champs, église de Repentigny toute en rondeur

Repentigny, petite ville de la banlieue nord-est de Montréal - 12ème ville du Québec tout de même avec 80.000 habitants... Mais une forte impression de banlieue résidentielle se dégage, un quartier paisible juste au dessus de la pointe nord-est de l'île de Montréal. Tout à fait au dessus de l'île. Le bus arrive tout droit de la station de métro de Radisson, 18 km sur la seule avenue Notre-Dame, il passe un pont et le voici dans Repentigny, un centre commerciale puis tout un quartier de petites maisons.

Mais entre le centre commerciale et les maisons du boulevard d'Iberville, on découvre dans le virage une surprenante église, Notre-Dame-des-Champs.

Sa voûte en forme de sac à main dépasse au dessus des habitations de plain-pied, une petite croix posée sur les deux lèvres fermant le sac. Le dessous du sac reste étrangement suspendu deux mètres au dessus du sol, les coudes pointés d'une danseuse ayant posé les poings sur les hanches. Un mince bâtiment en tunnel abrite un presbytère tout en longueur. Trois arches métalliques nus suspendent les cloches, visibles fières. Et bien sûr, un large parking - on est en Amérique du Nord, il faut rouler, rouler, et les hivers sont rudes ; la voiture ne peut être considérée comme un pêcher.

Même sans y pénétrer, le bâtiment surprend, sa nef quart-sphérique en poupe et comme boisée, les vitres transparentes et bullées toutes en hauteur. L'édifice est l'oeuvre de Roger d'Astous, architecte québécois qui a connu un certain renom. Il est ainsi l'auteur du village olympique à Montréal pour les Jeux des 1976 ; pas nécessairement une immense source de fierté : les deux pyramides gardent un certain charme, mais la construction des bâtiments des JO n'a pas laissé un grand souvenir au Canada. Cela n'a certainement rien à voir avec d'Astous ou même le village olympique lui même, mais les différentes installations des JO ont coûté 3 fois plus cher que prévu, pesant longtemps dans les comptes canadiens et montréalais...

Mais cette église ronde et digne reste une superbe souvenir dans Repentigny, qui n'est pas forcément la destination touristique la plus évidente pour les touristes venant à Montréal.










Construction de l'églie en 1963
photo issue du livret de 15ème anniversaire
visible sur le site de la paroisse Notre-Dame-des-Champs

September, 18th, 2010 - Eglise Notre-Dame-des-Champs - Repentigny, Québec

2010/04/17

Tartes printanières à Wakefield

Crumble au fruits rouges - Tarte à l'érable
04/04/2010 - Le Hibou - Wakefield, Québec

2010/04/13

Easter basket

04/04/2010 - Chelsea, Quebec

2010/04/10

Covered bridge in Wakefield, Qu





04/04/2010 - Wakefield, Quebec

2009/06/09

Piège à ours avec homard

Piège à ours posé tout au bout du chemin ; une boîte peu volumineuse, morceau de viande placé tout au fond, ainsi qu'une généreuse queue de homard. Samedi, la boucanerie de Chelsea proposait une opération "Homard", et les voisins ont organisé une petit fête, un barbecue généreux en homard ; samedi soir joyeux et arrosé, assurément riche en plaisanteries, finissant par une manipulation du piège à ours. Il fallait bien s'assurer de son bon fonctionnement, et la petite fille de quatre ans qui tournait le dos à la cage s'en souvient encore, à n'en pas douter ; la maman a dû la prendre longuement dans ses bras pour étouffer le vacarme du mécanisme et le terrible sursaut.


Les photos datent du dimanche soir et la queue de homard s'est révélée d'une efficacité fascinante. Milieu de la nuit, vacarme immense, les têtes se lèvent des oreillers dans le noir, faut-il aller voir l'ours emprisonné, prévenir quelqu'un ?
Le raton-laveur aura passé une nuit étrange dans cette cage métallique qui ne lui était pas destinée.

En un peu moins d'une semaine, la cage n'aura donc rien pris d'autre qu'un bien petit gibier. L'ours est même devenu invisible depuis plusieurs jours ; peut-être a-t-il entendu les rumeurs associés à ce piège : les ours capturés sont souvent euthanasiés, selon le principe du "a fed bear is a dead bear". Compromis efficace entre organiser une battue aléatoire et dangereuse, et relâcher l'ours en territoire hostile ; mais quelle que soit la solution retenue, l'ours flânant dans une quartier résidentiel en ressort les pattes devant. Sa petite tête d'ours a dû saisir ce principe perdant / perdant, et a entendu la voix de la sagesse : espérons qu'il soit vraiment retourné errer dans des contrées plus sauvages et moins humaines. 


07/06/2009 - Chelsea, Québec

2009/05/23

Un ours au petit déjeuner


Le thé infuse encore doucement dans la théière, même si j'en bois déjà une première gorgée ; il est 9h30 ce samedi matin, et un ours est justement en train de grimper à l'arbre en face de la fenêtre.

La maison est située tout en haut d'une longue route entre les arbres, s'enfonçant peu à peu dans la forêt. La dernière maison du chemin, avec la forêt pour jardin, la maison plantée à l'orée du parc de la Gatineau. Les écureils sautent d'arbres en arbres, on en aperçoit parfois jusque trois ou quatre simultanément depuis la fenêtre du salon, sans même avoir à tourner la tête ; la semaine passée, le chat a bondi sur ses pieds, une biche empruntait lentement la route au bout de l'allée ; alors, un ours, finalement rien de surprenant.

Les ours noirs grimpent donc aux arbres, jamais au-dessus de douze pieds, après vérification. Le mince tronc de l'arbre oscille joliment sous les pattes rapides de l'animal, laissant de longues cicatrices de griffes sur l'écorce. Pas moyen d'atteindre la cabane à oiseau malgré la hauteur, l'ours redescend déjà du tronc. Il picore méticuleusement les graines éparpillées sous la cabane, tombée lors du passage d'oiseaux précédents ; il mange à moins de trente centimètres de la vitre. Il se tourne quelques instants près de la maison, suis l'allée, hésitant devant le garage.

L'ours descend enfin la route, en direction de la maison d'en face. Le chat noir du voisin le regarde doucement, installé sous un arbre.


23/05/2009 - Chelsea, Québec