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2008/04/15

De si belles ornières boueuses

Ce vendredi, il y a trois semaines, j'ai découvert ce chantier devant la Gästhaus de Duisburg. Vision surprenante de ces grosses machines blanches ou jaunes, posées dans l'humidité de l'hiver duisburgeois éternellement pluvieux. L'image de ces ornières d'humus tendre attirait sans cesse mon regard sur le chemin jusqu'à la porte, et a continué à baigner mon esprit une fois atteint ma chambre.

Je suis ressorti, appareil photo à la main.

Je me suis approché de plus en plus de ces longues et profondes marques dans l'herbe, comme scintillantes, cherchant un angle pour les capter au mieux, me mettant presque à genoux, sans avoir vraiment élucidé mon attirance. Ce plaisir esthétique de la boue fraîche.

Et hier, j'ai commencé la lecture de Vendredi ou les limbes du Pacifique de Michel Tournier. Au chapitre 2, désespéré par la solitude et sa première tentative d'évasion de l'île déserte, Robinson plonge dans une folie animale, se lovant sans fin dans la douceur chaude du marais :

"Il faisait sous lui et manquait rarement de se rouler dans la molle tiédeur de ses propres déjections. Il se déplaçait de moins en moins, et ses brèves évolutions le ramenaient toujours à la souille. Là, il perdait son corps et se délivrait de sa pesanteur dans l'enveloppe humide et chaude de la vase, tandis que les émanations délétères des eaux croupissantes lui obscurcissaient l'esprit".

La fascination d'une molle boue accueillante, grasse et attirante.

Et le lendemain, le soleil se baignait en souriant dans une flaque.

28.03.2008 - Gästhaus - Duisburg

2008/04/12

Des carottes et des oeufs pour un dernier week-end de cuisine à la Guesthouse

Saumon grillé - carottes & oeuf brouillé
05.04.2008 - International Guesthouse, Duisburg

Oeuf miroir - carottes & tomates
06.04.2008 - International Guesthouse, Duisburg

2008/04/11

Yellow House sans Grizzly Bear en plein centre de Mulheim

C'est une maison jaune posée au centre de Mulheim, couchée le long d'une grande avenue, à la bordure du centre moderne et anonyme, au pied de la colline où se nichent les rues pavées de la vieille ville. Un jaune moutard et de sucre glace, avec une petite tourelle et une étrange passerelle bricolée sur le devant, un paravent de pudeur urbaine.

Surprenante apparition, réminiscences qui surgissent.

Ce classique sans génie de Disney, une petite maison aux yeux grands ouverts qui se trouve encadrée par des gratte-ciel de plus en plus hautains. Et ce salon de thé d'Ottawa, le Tea Party à la couleur toute aussi frappante, même si plus rose, tout aussi enduite de glaçage. Et puis surtout Yellow House, le magnifique album aux choeurs pop du groupe Grizzly Bear, longuement ciselé dans une maison jaune louée sur la côte Est des Etats-Unis.

Je n'ose même pas escalader la passerelle en carton pour regarder de plus près, je ne veux pas épuiser tout ce charme en une seule après-midi. Je tourne un peu, regard revenant sur ces murs, qu'en faire ? Alors, déjà, faute de mieux, quelques photos.

29.03.2008 - Mulheim

2008/04/09

Le dépouillement angoissant d'une chambre d'étudiant après un mauvais 1er avril

- Bon, bien entendu, ce n'est pas le même standing que la Guesthaus. Pas le même service au niveau du ménage, la cuisine, la salle de bain, des parties communes.
- Pour deux mois et demi, ça ne posera pas de problème. Je ne suis pas trop exigeant.

Et, en disant cela, je pensais également : "vous savez, madame, j'ai vécu en résidence étudiante il n'y a pas si longtemps". Mais il faut croire que trois ans suffisent pour changer les perceptions et les habitdes. S'embourgeoiser ? Juste devenir adulte et indépendant ?

En montant les quatre étages, le carrelage de HLM n'avait déjà été très engageant, réminiscences de lointaines banlieues parisiennes et d'arrière-grand-mère logeant dans un immeuble de bas standing. L'absence de numéro sur les portes n'était pas pour me rassurer, et timide, je me retrouve à essayer toutes les serrures avec tout mon mystérieux trousseau de clé surchargé. Ah, tiens, la cuisine d'étage, une grande bouffée d'école d'ingénieur avec ses plaques de cuisson et son réfrigérateur partagé, et surtout, détail plein de chaleur, ses placards à provisions fermés à clés, un par chambre. La confiance règne, attention aux voleurs de café et de biscuits.

Mais j'ouvre enfin la porte et me voici blême. J'ai déjà oublié la voisine d'en face qui ne parle pas anglais et laisse sécher ses fringues dans le couloir pile devant ma porte, et l'espace pâle et grisâtre m'a sauté au visage. Deux plaques de cuisson bancale, un évier sans eau chaude, juste une bonbonne à remplir à la main et à brancher sur le secteur. Une longue pièce où trois chaises broutent la terre battue du plancher, accompagnées de deux bureaux et deux étagères bancales. Une étagère se cache derrière la porte, ayant tellement honte de ces murs sales passés à la chaux. La fenêtre m'aspire de toute sa lumière entrant librement entre les rideaux absents. Dans la chambres, deux grabats aux matelas marrons et résignés sont couchés épaule contre épaule, une micro salle de bain dans un coin. Les ampoules paresseuses peignent l'ambiance de jaunisse aux accents urinaires.

Mais où se trouvent les deux chambres ? Je veux bien avoir été naïf en imaginant trouver un oreiller et une couverture, mais et l'absence de rideau de douche ? De rideaux aux fenêtres ? Aucune lampe de bureau, aucun cintre, et les prises de connexion Internet tellement bien cachées que je ne suis pas arrivé à les trouver ?

Un brutal retour dans la réalité immobilière étudiante. La pâleur maladive ambiante m'oppresse et je bondit dans la rue, tentant d'oublier le bloc de glace gros comme un tonnelet qui dors souriant dans le réfrigérateur.

Je marche à grands pas dans la rue, et cette mauvaise blague du 1er avril commence véritablement à toucher mon moral. Un coup de fil le midi, soudain : "êtes-vous prêt à quitter votre chambre, votre réservation s'arrête fin mars !", et comprendre que mon fax de réservation a été mal lu, qu'il me faudra peut-être sauter de chambre en chambre par tranches de deux semaines jusqu'à fin juin, avec, parfois des trous de trois jours sans logement. C'est bon de rire parfois, et ce type d'anecdote prête souvent à rire, mais rarement avant qu'une dizaine d'années se soit écoulée...

Alors cette chambre double finalement disponible pour trois mois, finalement, ça avait été une bonne nouvelle, et l'attente d'une heure devant le bureau du concierge non anglophone n'aurait dû être qu'une péripétie vite oubliée. Mais ce grand espace bancale, poussiéreux et manquant d'équipement ! Bon sang, vais-je devoir investir dans des rideaux ou me résoudre à être réveillé par le soleil à 5h du matin ?

Je commence à manger une deuxième barre de cette tablette de chocolat. Chocolat noir à 77%, bien corsé pour se saisir brutalement, mais le parfum de fruits rouges annoncé est tellement discret qu'il est inexistant, une nouvelle légère frustration. Mais bon, cela reste toujours un bon chocolat noir.

Je m'approche de l'université, pas tout à fait encore prêt à reprendre le travail après cette étranger interruption en pleine après-midi, cette découverte amère et ces questions, cette absence de rideaux et ces larges murs blancs au fort pouvoir mélancolique. Il faudra vite remplir tout cet espace et sa note soutenue en bourdon, coller au mur des affiches comme il y a quelques années, n'importe quoi, des couvertures de Libération, de Courrier International, des Inrocks, des tracts, et, l'un dans l'autre, ce pourra être amusant. Et puis, oui, faire une fête à mon arrivée, réunir mes collègues avec quelques hautes bouteilles de bière allemande, cela donnera un peu de vie et de souvenirs à ce logement. Pousser jusqu'au bout la logique étudiante, faite de rencontres, d'échanges et de décorations éphémères, de petits bricolages et d'achats plus ou moins prévus, d'écumage des magasins discount et de boutiques à un euro.

La couette achetée hier à 9,90€ devrait d'ailleurs donner des couleurs, ses bleu et rouge francs ne tombent finalement pas si mal. J'irai l'installer ce soir, en emportant quelques affaires. Cela permettra de prendre possession de l'espace et de regarder la laideur avec mon de répulsion initiale.

2008/04/08

Un petit pont sur les pavés, la vieille ville de Mulheim est mignonne

A Mulheim, la vieille ville débute tout au bord de la colline qui surplombe la Rhur. La majeure partie des vieilles maisons se trouvent en haut, sans véritable pente, mais tout au bord, quand on touche aux premières maisons anciennes, on peut découvrir un adorable coin. Au pied d'une église, la rue descend le long d'une rampe surprenant, plantée au milieu de l'esplanade, et qui part se glisser sous un surprenant petit pont. Ce pont relie l'église et la maison ancienne, et sépare les rues d'une vaste place, cadre idéal pour les marchés ou les soirée d'été.

Il me faudra tester la terrasse du café quand la belle saison se sera définitivement installée.

29.03.2008 - Mulheim-am-Rhur

2008/04/06

Ma gigantesque pâtisserie de Düsseldorf : la médiathèque de l'Institut Français

- Oh, oui, vous avez dû trouver porte close samedi dernier. Une semaine de fermeture pour les vacances de Pâques, mais nous avions mis un papier sur la porte, non ? Voilà, je vais vous faire visiter tout de suite, juste le temps traiter les quelques personnes qui attendent. Forcément, avec une semaine de fermeture, cela crée un goulot d'étranglement et c'est un peu le coup de feu, en ce moment. Je vous laisse jeter un oeil par vous-même, et j'arrive.

Je laisse le sympathique barbu à son bureau, à l'entrée de la salle, et m'enfonce vers les rayons de la médiathèque de l'Institut Français, l'oeil brillant de gourmandise. Oh, la pièce n'est pas bien grande, de la taille d'une honnête librairie de quartier, mais cela représente tout un alignement de promesse pour mon séjour allemand. Une généreuse collection de littérature, un très bel échantillon de DVD, et il y a même des CD. Bien entendu, tous les auteurs sont français, mis à part quelques francophones, mais je retrouve ici le plaisir de naviguer dans une médiathèque, ces confiseries pour amateur d'oeuvres et de culture.

- Bon, je vois que vous avez repéré les DVD. Il faut fouiner : comme les prêts ne sont autorisés que pour une durée d'une semaine, le roulement est extrêmement important, et nous ne sommes jamais parvenus à maintenir un classement stable. Mais, en contrepartie, vous avez le plaisir de la découverte et de l'imprévu ! Là, la toute première étagère, ce sont les dictionnaires, qui, bien entendu, ne sont pas en prêt. Ensuite, vous avez l'actualité littéraire, puis les rayons de littérature, classés par ordre alphabétique. Sur le mur du fond, la littérature thématique, classée par sujet, vous pouvez retrouver les cotes dans le lutin posé sur la table du fond. Sur la gauche, les CD, avec quelques compilations, et puis aussi un tout petit peu de musique classique. Derrière, les documentaires, avec encore beaucoup de cassettes vidéos, mais peut-être n'avez-vous pas de lecteur. La littérature sur cassette et CD, pour ceux qui n'ont pas le temps de lire. Sur la droite, vous avez les bandes dessinées adultes, et puis les espaces jeunesses. Il faut parfois penser à piocher dans cet espace jeunesse, par exemple pour les classiques de bande dessinée, Lucky Luke, Tintin, Gaston. Ca fait toujours du bien, un bon Gaston ! Bon, et puis, dans les romans adolescents, il y a aussi de belles choses. Mais je vais vous laisser explorer par vous-même.

Je butine les bandes dessinées, caresse les couvertures de livres aux titres tous en français, puis plonge dans les DVD, dont la variété est impressionnante. On retrouve les grosses machines françaises, de De Funes au Père Noël est une Ordure, en passant par les deux épisodes de la Boum. Mais les films d'auteur sont présents en nombre, doubles DVD de Godard, Truffaut, Belle du Seigneur de Buñel, tous les films de Desplechin ou de Podalydès, des Doillon, des Lucas Belvaux, des Chantal Akerman. Je vais pouvoir faire une jolie cure de cinéma français, picorer ces films dont la tonalité m'intrigue. Même sans connaître tous ces réalisateurs, je sais qu'ils seront bien différents des quelques blockbusters américains que je peux siroter en version originale à Düsseldorf : oui, j'ai pris conscience que ce cinéma un peu exigeant et pas trop prévisible me manque.

Et que dire de l'absence de grande surprise dans mes vies littéraires et musicales ? Certes, depuis mon arrivée à Duisburg, j'ai goûté à d'agréables concerts, j'ai lu de jolies oeuvres. Mais ces dernières années, j'avais pris l'habitude d'une consommation intense de médiathèque : 2 ou 3 CD par semaine dans la médiathèque du Comité d'Entreprise, complétés par 1 ou 2 bande dessinées et des romans variés à la médiathèque municipale. Un roulement très différent de ma stable bibliothèque rueilloise, de ma constante collection de mp3 sur mon ordinateur. Voici revenu l'abondance !

Je sors dans la rue pavée près du marché et quitte l'Institut Français de Düsseldorf avec un sac bien rempli. Le DVD de Raja par Jacques Doillon, un joli duel de comédiens entre un homme à la condition aisée et une jeune marocaine orpheline. Deux classiques en bande dessinée, le troisième tome du Combat Ordinaire de Larcenet et le premier tome du Chat du Rabin de Sfar. Un roman que je voulais lire depuis longtemps, Rhésus d'Héléna Marienské, l'intrusion d'un singe dans une maison de retraite. Et un CD surprenant, le premier album du groupe de rap TTC, exquis assemblage de textes absurdes et de musique instable.

La collecte a été bonne, je reviendrai !

2008/04/05

Deichkind à la Kulturfabrik de Krefeld, peu de musique mais tellement d'énergie partagée

- Je pense que c'est le meilleur concert que j'ai entendu de toute ma vie.
Trois bouteilles de Beck sur une table près de l'entrée du djäzz, il est 23h30, et un de mes camarades allemands dort debout. Un vague groupe de rock joue dans cette petite boîte de Duisburg, trio guitare - basse - batterie, et l'ensemble manque d'envergure. Le chant trop fort navigue sur une ligne de basse à une corde et un batteur qui adore frapper ses cymbales sans arrêt. Qui'importe, nous sommes ici pour déguster une dernière bière, un after sans prétention pour laisser sécher un peu plus la sueur qui a inondé le dos de notre T-shirt.

Le chanteur tente une blague sur une ancienne petite amie française, qui fait sourire les six personnes enthousiastes du public, et au travers des couches de cette ambiance clair obscur, j'observe de loin une mignonne adolescente qui se déchaîne, ravie, sur cette musique médiocre et sans vraie énergie.

Moins de deux heures plus tôt, de semblables adolescentes bondissaient euphoriques au milieu du public dans lequel je me noyais avec délice. Un incessant pogo à la violence contenue, tous ces adolescents bondissants sur place et rebondissant les uns sur les autres, sans jamais atteindre un degré d'agressivité déplacé. Tout simplement un énorme chahut partagé jusque dans la collision des corps, l'instabilité des appuis, les glissades et les quelques chutes, toujours entourées avec prudence, afin d'éviter les écrasements. Une folie sans limite apparente et dont le niveau d'engagement est intense et éprouvant, mais qui s'est toujours faire une pause quand une borne ou deux ont été dépassées.

Mais, même si l'agressivité n'atteint pas la violence extrême d'un concert de métal, avec cuir, pique et maquillage gothique, ce concert de Deichkind reste une expérience musicale rare et sportive, bien éloignée des quelques concerts acoustiques que j'ai pu fréquenter l'an passé sur Paris. Voici le hip-hop allemand dans son versant électronique, auquel adhère une vaste foule enthousiaste, et particulièrement jeune. Toute une batterie d'adolescents à casquette et polos à rayures horizontales, d'adolescentes à T-shirt ou débardeur, de jeunes aux bandeaux fluos tricotés au point de croix, et la moyenne d'age ne doit pas beaucoup dépasser les 21 ou 22 ans. Me voici à nouveau parmi les plus agés, et cette fois-ci de loin, sans que j'aperçoive quelques amateurs adultes pour me rassurer, comme au précédent concerts de Justice ou Hot Chip.

Je suis un des doyens, et me voici redécouvrant les joies du pogo et des sauts en tout sens sans regarder la scène, me frottant à des jeunes filles apparemment bien plus à l'aise que moi, bousculé par de grands types baraqués portant des verres de bières consignés. Je me surprends à surnager et apprécier ce défoulement partagé, jusqu'à ce que mon lacet commence à se desserrer doucement, jusqu'à ce qu'un coude percute mes lunettes et les envoie voler à terre, perdues dans l'ombre du dance floor poisseux.

Après cette accès d'émotion, je me réfugie derrière un pilier, sur le côté gauche. Trois adorables allemands m'ont été à retrouver mes lunettes, la branche droite juste légèrement tordues, et encore, mais je ne sens pas d'humeur à plonger à nouveau dans l'embrasement festif du public. Et ainsi, je peux observer un peu plus les quatre MC de Deichkind, cet étonnant groupe difficile à qualifier.

Car aucun DJ ne les accompagne, la musique sort d'on ne sait où, et les quatres rapeurs se démènent armés de micros sans aucun instrument. Du show pur, une sorte de grande soirée disco sur laquelle flotte les paroles hurlées par ces gugus déguisés, essentiellement munis de leur énergie débordante. La première partie avait, d'une certaine manière, parfaitement planté le décor, avec plus de trente minutes de vidéos comiques faites à la main défilant sur écran sans aucun groupe, un enchaînement de striker courant nus sur des terrains de football, de courses de caddies et autres délicatesse saturant le réseau de youtube et dailymotion. Surprenant, mais la suite allait garder la même note, avec l'entrée sur scène des quatres artistes, le corps enveloppé dans des sacs poubelles avec des bandes fluo, le visage caché sous des pyramides triangulaires. Est-ce encore un concert ?

Ils vont parcourir la scène, se pousser les uns les autres, lancer un bateau gonflable dans la foule avant de s'amuser avec un grand château en caoutchouc de gosses, de jouer de la basse en sautant sur un trampoline, d'actionner une corne de brume fixé à une tête de mort vaudou de carnaval. Le fond sonore est un mix efficace de basses et sonorités électronique, sans grande subtilité, mais il remplit parfaitement sa fonction de musique festive capable de déclencher les bondissements et les applaudissements du jeune public.

Le manque de profondeur musical de l'ensemble éclatera d'ailleurs au moment du rappel, atteint après à peine 45 minutes de concert : la musique qui sort des énormes enceintes devient soudain étrangement familière, puisque, coup sur coup, surgissent un morceau de Beni Benassi, puis Rocker d'Alter Ego, diffusés en version originale. Peut-être était-ce déjà le cas d'une partie des titres joués précédemment ?

Et le concert se conclue par un nouveau Yippie Yippie Yeah, joué pour la deuxième fois de la soirée. Une heure de concert environ et un jeu de scène similaire à celui du précédent concert auquel avaient assisté mes camarades, mais aucune déception sur leur visage ruisselant de sueur. Deichkind, on ne va pas tellement les voir pour la finesse ou l'originalité musicale, pour l'intensité euphorique qu'ils déclenche, comme une énorme soirée dans un club dément, concentrée en une soixantaine de minutes.

2008/04/04

Altstadt im Mulheim-am-Rhur : petites rues pavées et maisons penchées

Le centre-ville de Mulheim, posé tout près de la Rhur. Des parcs rieurs le long de la rivière, une colline verdoyante, et plus loin, sur la rive Est, l'Hauptbahnhof vers laquelle converge les nombreux câbles de tramway, empruntant quelques grandes avenues. Le downtown à l'allemande, l'Innenstadt.

Au nord, des rues piétonnes et grises, banal assemblage de commerces et baraques à glaces ou frites, le centre moderne et impersonnel, noyé sous les travaux et les pelleteuses. Une nouvelle ligne de tramway, semble-t-il.

Et au sud, un petit miracle de vieille ville, adorables enfilades de pavées entre maisons d'un étage à poutres apparentes. Quelques restaurants éparpillés, mais flotte l'agréable impression que ces pâtés de maisons traditionnels restent des lieux de vie, pas des décors touristiques, d'authentiques quartiers où l'on découvre des maisons aux murs extrêmement penchés...

29.03.2008 - Mulheim-am-Rhur

2008/04/03

Commerces et travaux au centre de Mulheim

29.03.2008 - Mulheim

2008/04/02

Dans la Rhur, le ciel printanier permet d'admirer cheminées et fumée

23.03.2008 - Landschaftspark Nord - Duisburg