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2008/12/04

Promenade un samedi à Camdem market

Quand j'y avais débouché, il y a deux ans, une charette m'avait frappé, plateau en bois tiré à bout de bras humain en plein milieu d'un carrefour de Londres. Je n'ai donc pas été surpris quand j'ai aperçu le même type de charette ce premier samedi de novembre aux abords du marché de Camdem Town.

La rue s'étend toujours en alignement fascinant de dévantures , couleurs et volume débordant sur le trottoir aux milieu des promeneurs nombreux, de tenues surprenantes, des looks étalés entre ses toutes petites maisons d'à peine deux étages. Les allées du marché permettent à peine de se croiser entre les T-shirts étranges, les écussons et les badges, et les sacs en cuir côtoient les piercings et les chaussures à semelles immenses. Quel mélange, quel débalage.
Quelle promenade.

Il n'y a plus d'enseignes mais des sculptures mordant sur toute la façade, dragon ou blouson en cuir moulé sur deux étages et demi. Le pont sur le canal permet à peine de reprendre sa respiration, les stands dépassent des vieux murs d'usine, et quand on y plonge, on retrouve tout ce bardas et tout ce qu'on peut encore imaginer vendre, les vieux livres, les foulards, les peintures pieuses à ne pas prendre en photos, s'il vous plaît. Un décor de cour des miracles où le danger s'est estompé sous les tréteaux de l'artisanat mondialisé et divertissant, à défaut d'être très authentique. 

L'authenticité de l'endroit élimine toutes les interrogations sur les origines et la valeur des marchandises.







01/11/2008 - Camdem Market, London

2008/11/20

A slow flow of light at the end of a dark rainy day

Premier dimanche en Angleterre et voici un dimanche anglais d'octobre et d'automne, long, humide et sombre.  Une profonde grisaille noie les angles et les sourires, et dès le matin c'est la crépuscule, le jour est resté là-bas, loin, invisible et peut-être même absent.

Une longue journée à la maison au chaud avec un livre et un mug, tranquille début de vacances où il n'y a pas besoin de chercher d'excuse pour paresser.

Et vient l'heure du thé et la pluie suspend ses gouttes, juste le temps d'une promenade avant que la nuit complète ne prenne la place de cette lumière nocturne et éteinte. Les rues ne bougent pas dans cette ambiance d'heure impossible à déterminer, l'épais tamis gris d'une voute molle et sans vie. Les haies et les terrains de jeu ne semblent pas vouloir interrompre leur sieste avant d'aller se coucher ce soir.

Mais quelques langues bleues se glissent discrètes sur certaines horizon, les coups d'une fine brosse posés à pas de loup, un doigt sur les lèvres. D'incertains traingles qui nous demandent de lire sur leurs lèvres où l'on peut déchiffrer le mot lumière murmuré comme un enfant capricieux, maussade et à peine optimiste.

Les angles s'écartent doucement et soufflent des perles et des raies jaunes, sans se presser, méthodiques, puis soudain s'emportent. La voute s'écarte et se déchire sans bruit, on tire sur les draps et les mailles accélèrent leur détricotage, sans explosion mais plus rapidement qu'un ralenti, plus vite qu'une série de photos.

Il faut passer au film, puis scruter cette transition sans plus l'emprisonner.










26/10/2008 - Sandridge

2008/11/16

Tower Bridge de près, de loin et dans toutes les lumières, sans devenir beaucoup plus clar

Deux tours massives à la finesse de château, éclatante de fenêtres délicates et de belles toitures, le bleu léger de l'acier se conjugue avec les pierres claires et voici le Tower Bridge. Le symbole est connu et surgit dans l'esprit quand London se voit évoqué, non loin de la silhouette de Big Ben ou de panneaux de Piccadilly Circus. Le Tower Bridge, icône urbaine et britannique, et pourtant, cet alliage de pierre et d'acier surprend toujours l'oeil, collision d'utilitaire et de presque déraisonnable, une belle instabilité architecturale.

Une promenade non loin et le regard se voit attiré par ces lignes et silhouette, cherchant à en résoudre l'équilibre et le charme, comprendre ou au moins explorer ce pouvoir de séduction, par delà la masse de touristes dans leur boucle des passages obligés.

Alors voici l'appareil photo invité pour regarder différemment, entre les épaules du pont, rajoutant un peu de lumière à l'éclat naturel, glissant le monument dans l'embrasure d'une porte, bousculant et scrutant pour repositionner. Et finalement les cadres se distendent quand gronde un ciel d'ombre au regard sévère : petites oreilles de pont insoluble sur une toile immense d'une menace sourde, latente, et au pire humide de quelques gouttes.




2/11/2008 - Tower Birdge, London

2008/11/14

Des muffins avec des bonbons vers Covent Garden

- Which one ?
- The blue one. With the egg on top.
- Oh, you mean a blueberry one.

La coiffe du muffin est recouverte d'un épais glaçage sucré et bleu, surmonté d'un bonbon gélatineux aux airs appétissants et bas de gamme. Une magnifique pâtisserie régressive, débordant d'excès sucrés anglais, impossible de résister !

En particulier quand la déventure même du magasin a surgi gourmande, un vert d'eau résonnant en glaçage de pièce montée, et les poufs roses bourgeonnent tout autour. Une échope pittoresque et artificielle comme ce quartier, déroulant ses devantures à pertes de rues comme un grand centre commercial en briques. Pâtisserie pittoresque, jouant sur la sympathie associée aux sucrerie, mais professionnellement, à la mode du XXIème siècle, avec site Internet et franchise. 

Ces Candy Cakes seront-ils un jour les Starbucks du muffin ?

27/10/2008 - Earlham Street, London

2008/11/13

Snow around Sandridge's church





29/10/2008 - Sandridge

2008/11/11

Snow in Sandridge





29/10/2008 - Sandridge

2008/11/10

Il neige en Angleterre en octobre

Mercredi 29 octobre, le soleil se lève sur Sandridge et la lumière glisse sur la blancheur, il a neigé cette nuit. Trois, quatre centimètres bien étalés et bien dures, le gel est au rendez-vous également. Les voitures doivent sortir leurs chaînes dans ce petit lotissement de la banlieue londonienne pour rejoindre la route nationale.

Le soir, le chauffeur de taxi me dira que ce n'était plus arrivé depuis le début du vingtième siècle - mais je ne suis pas certain d'avoir bien compris l'année exacte ; il y a très longtemps, aucun doute là-dessus.

Avec ce grand ciel bleu, cette lumière froide et les arbres encore tapissés des couleurs de l'automne, j'ai pu bien m'amuser avec mon appareil photo en attendant le bus. D'autant qu'il est arrivé bien en retard, avec de telles conditions routières surprises...




29/10/2008 - Sandridge

2008/11/09

Waterloo Bridge sunset

Changement d'heure et décalage horaire, la lumière décroit dès 16h à Londres en cette fin octobre. Idéal pour jouer avec le ciel orange et la lumière rasante, par exemple tenter d'imiter les ciels de Turner depuis le Waterloo Bridge, le London Eye à main gauche et Big Ben au fond à droite.




29/10/2008 - Waterloo Bridge, London

2008/11/05

English breakfast in restaurants and at home


Bacon, egg, tomato, sausage, beans and tea
26/10/2008 - Newburgh Street, London

Bacon, egg, tomato and toasts
02/11/2008 - Sandridge