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2008/11/20

A slow flow of light at the end of a dark rainy day

Premier dimanche en Angleterre et voici un dimanche anglais d'octobre et d'automne, long, humide et sombre.  Une profonde grisaille noie les angles et les sourires, et dès le matin c'est la crépuscule, le jour est resté là-bas, loin, invisible et peut-être même absent.

Une longue journée à la maison au chaud avec un livre et un mug, tranquille début de vacances où il n'y a pas besoin de chercher d'excuse pour paresser.

Et vient l'heure du thé et la pluie suspend ses gouttes, juste le temps d'une promenade avant que la nuit complète ne prenne la place de cette lumière nocturne et éteinte. Les rues ne bougent pas dans cette ambiance d'heure impossible à déterminer, l'épais tamis gris d'une voute molle et sans vie. Les haies et les terrains de jeu ne semblent pas vouloir interrompre leur sieste avant d'aller se coucher ce soir.

Mais quelques langues bleues se glissent discrètes sur certaines horizon, les coups d'une fine brosse posés à pas de loup, un doigt sur les lèvres. D'incertains traingles qui nous demandent de lire sur leurs lèvres où l'on peut déchiffrer le mot lumière murmuré comme un enfant capricieux, maussade et à peine optimiste.

Les angles s'écartent doucement et soufflent des perles et des raies jaunes, sans se presser, méthodiques, puis soudain s'emportent. La voute s'écarte et se déchire sans bruit, on tire sur les draps et les mailles accélèrent leur détricotage, sans explosion mais plus rapidement qu'un ralenti, plus vite qu'une série de photos.

Il faut passer au film, puis scruter cette transition sans plus l'emprisonner.










26/10/2008 - Sandridge

2008/11/13

Snow around Sandridge's church





29/10/2008 - Sandridge

2008/11/11

Snow in Sandridge





29/10/2008 - Sandridge

2008/11/10

Il neige en Angleterre en octobre

Mercredi 29 octobre, le soleil se lève sur Sandridge et la lumière glisse sur la blancheur, il a neigé cette nuit. Trois, quatre centimètres bien étalés et bien dures, le gel est au rendez-vous également. Les voitures doivent sortir leurs chaînes dans ce petit lotissement de la banlieue londonienne pour rejoindre la route nationale.

Le soir, le chauffeur de taxi me dira que ce n'était plus arrivé depuis le début du vingtième siècle - mais je ne suis pas certain d'avoir bien compris l'année exacte ; il y a très longtemps, aucun doute là-dessus.

Avec ce grand ciel bleu, cette lumière froide et les arbres encore tapissés des couleurs de l'automne, j'ai pu bien m'amuser avec mon appareil photo en attendant le bus. D'autant qu'il est arrivé bien en retard, avec de telles conditions routières surprises...




29/10/2008 - Sandridge

2007/09/08

School in a small English village

Dimanche 12/08/2007 11h - Sandridge School

La route longe des champs sur la droite, et sur la gauche, un alignement de maisons en briques rouges, à un étage. La route coule tout droite, et les maisons sont placées le long de rues latérales en arc de cercle, les arc conduisant à la route à chacun de leurs bouts.

Carrefour. La route file tout droit entre des arbres, avec des champs maintient de chaque côté. Il n'y a plus de maisons.

Je tourne sur la gauche, rue légèrement en pente, le dernier côté du pâté de maisons.

Un chat aux pieds d'un arbres, lève la tête, regard très jaune et fourrure sombre à trace marron, il s'approche de moi et se frotte contre ma jambe. Je marche, le chat ne bouge pas, et je remonte la rue, me retournant de temps à autre pour constater l'immobilité du chat de plus en plus petit.

La rue s'incurve sur la droite, un chemin piéton continue sur la gauche, conduisant certainement au clocher visible au long, mais je poursuis quelques mètres vers la grille le long de la route, un peu après le virage.

La grille perce une ouverture entre des arbres sur la gauche et une haute haie sur la droite, fenêtre sur une cour en goudron gris sombre. Un panneau bleu foncé à deux mètres du sol, plaque rectangulaire métallique avec un demi cercle ajouté sur sa partie supérieur. Sandridge School écrit deux fois, d'abord au centre du rectangle, en police Comic Sans MS, et ensuite le long de l'arc de cercle, en plus petit, au dessus d'un dessin de cerf. Un autre cerf apparaît dans un petit rectangle beige dessiné dans le coin inférieur droit du panneau, bête marchant sur le mot Hertfordshire.

Des lignes jaunes délimitent un terrain de hand sans cages au centre de la cour en macadam. A l'arrière plan, un bâtiment bas, un seul étage, vaguement en brique, avec des feutres entre des rectangles, blancs au dessus et bleu en dessous. Dans la cour, juste à droite de la grille, un alignement de piquets ronds et colorés, un mètre cinquante de haut, taillés comme des crayons de couleurs, rouges, bleu clair, jaunes, verts.

Je fais le tour de la haie, pour voir la cour dans son ensemble, à travers une grille qui fait toute la largeur du macadam, légèrement en surplomb. Au fond, le macadam est remplacé par de l'herbe en dessous d'arbres, avec un muret en briques perpendiculaire à la frontière gris vert. On aperçoit des fleurs tout le long des murs du bâtiment, des tournesols très jaunes qui atteignent le bas des fenêtres. Un arbre bas planté au milieu du goudron affiche un feuillage métissé, vert parsemé de nombreuses zones brunes.

Je poursuis le tour de l'école.

Un chemin de terre s'écarte un peu vers la droite, entre des arbres. Il conduit à une large et haute maison en briques, trois étages, avec cinq voitures garées sur des graviers, dont deux Mercedès et une Jaguar.

Je reviens vers l'école.

Le terrain monte, surplombant peu à peu l'école. Une dizaine de marches en descente conduisent de l'allée d'herbe à une porte vitrée aux montants en plastique blanc, portant l'inscription "Welcome to Sandridge" écrit en bleu ciel sur la vitre. De chaque côté de l'escalier, un muret avec une rambarde en bois, et écrits à la craie "Handrail's wet Varnish", inscrit deux fois, sur le mur à côté du haut de la rambarde, et sur le sol, parallèle à la première marche.

L'allée d'herbe se poursuit et s'élargit, une vaste pelouse légèrement bombée, entourée d'arbres. A trente mètres de l'école, une première cage de foot blanche est plantée au milieu de la pelouse, la cage en vis-à-vis installée au bout du champs, tout près des arbres. La cage du centre de la pelouse penche vers l'arrière, juste trois poteaux de métal blancs parsemés de taches rouilles, et la barre transversale est tordue, incurvée en son milieu.

La cage se dresse penchée au milieu d'un parterre d'herbes non coupées, de fleurs jaunes. Le reste de la pelouse est tondue ras, vert profond accueillant de larges plaques marrons, et de discrètes bandes fines, lignes brunes qui forment des carrefours loin des cages isolées.

Un jardin est délimité par des grillages d'un mètre de haut derrière l'école, mais aucune grille ne bloque l'accès à la cour de l'école en longeant le jardin. Une maisonnette à toit rouge et aux murs en plastique blanc est collée au bâtiment de l'école, derrière des placentations dans des pneus de voitures. Deux pneus suspendus l'un au dessus de l'autre, fixés à trois rondins verticaux.

Aux abords de la cours goudronnée, des tables en bois dont les bancs sont reliés aux plateaux plastifiés. Ceux-ci présentent des dessins et des couleurs, des tables de jeu, un tracé de route pour les petites voitures sur l'une, deux jeux de morpion sur une surface blanche Veleda, un jeu de petits chevaux, une grille numérotée de Snakes and Ladders. Des bancs sont adossés au muret en brique qui affiche une plaque blanche en bois aux lettres rouges Friendship Bus Stop.

Je marche dans la cour jusqu'aux huit crayons.