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2010/12/17

Marquam Bridge de Portland, insaisissable pont autoroutier

Marquam Bridge. Le pont autoroutier. En plein centre-ville, comme on peut en voir en Amérique, impressionnant pour le regard européen : deux niveaux, émaillé de bretelles spiralées de chaque côté, tournant en tout sens. Parsemé de circulation rapide, bourdonnante.

L'effet est d'autant plus impressionnant ici que le Marquam Bridge parait bien plus inaccessible que les autres ponts de Portland. Pas moyen de le parcourir à pieds, qui irait marcher au bord de l'autoroute ? Et le pont semble haut, si haut, haut pour permettre l'aménagement des différents couches d'échangeurs sur les berges, irriguant les deux niveaux. Impression de hauteur renforcée par une longueur surprenante, comme légèrement placé en diagonale par rapport aux fleuves, décalé par le tracé de l'autoroute assurément. Une autoroute ne se glisse pas facilement dans un centre-ville entre les immeubles...

Les regards sur ce Marquam Bridge ont donc été des regards lointains uniquement, depuis un autre pont, depuis la rive à ses pieds ; sans jamais vraiment trouver un bon angle pour attraper son image, offrir la teneur de son installation. Des clichés plutôt en creux, donc, béton évanescent.










October, 29th, 2010 - Marquam Bridge - Portland, Oregon

2010/11/09

Ice rink in the heart of the Lloyd Center in Portland

- Vous logez à côté du Lloyd Center? Oui, c'est grand, mais moi, je n'y vais plus jamais. Vous savez, il y a tellement de fusillades là-bas, avec les gangs qui trainent.

Le petit vieux du tramway n'avait pas l'air de rigoler : le grand centre commercial de Portland est un lieu à éviter, un endroit périlleux, un petit western. Mon Dieu, ces armes à feu aux Etats-Unis ! D'un autre, il m'a aussi dit que les pluies du week-end étaient exceptionnelles pour Portland, juste une histoire de tempête bloquée dans la cuvette de la ville, et qui tourne, tourne, et n'en sort pas. De telles tempêtes restent-elles bloquées 220 jours dans l'année, nombre moyen de journée pluvieuses ?

Far West pour effrayer les âmes sensibles ou pas, je suis allé faire un tour au Lloyde Center, situé à même pas un bloc de mon hôtel. Quand on vient de Paris, les gangs armés de l'Oregon font vaguement rigoler ; et le centre commercial promettait 6 salles de cinéma, il fallait bien que j'aille jeter un oeil.

L'entrée était un peu cachée, porte menant sur le magasin Macy's traversé sous l'oeil blasé des vendeuses. Pas même le temps de compter le nombre de rapper armé en baggy dans les allées : devant moi, un immense hall lumineux, et un patinoire en plein centre commercial !

C'était un dimanche, beaucoup de familles sur le glace, de petits couples de 17 ans glissotant main dans la main. Lorsque je repasserai plus tard dans la semaine, la glace ne sera pas aussi animée, quelques fillettes prenant leurs premiers cours de danses sur glace, une poignée de jeunes ado tentant des doubles sauts (et tombant, surtout celui posant sa tentative au moment où je contournais la glace). Fillettes à jupettes rouges, hautes comme trois pommes, poussant des pieds, bras encore légèrement écartées, mais plutôt à l'aise. le hall est ouvert & en hauteur, trois niveaux le surplombent, un grand food hall aux plats gras : mais comment font-ils pour maintenir la glace à température dans un tel espace ?

Quoiqu'il en soit, les personnages les plus inquiétants croisés dans les allées du centre furent deux blacks en baggy et une filette que l'un peloté mollement de la main ; ce qui n'inquiète vraiment qu'un homme d'âge mûr habitué au tramway déserts. La glace doit adoucir les armes.






October, 24th, 2010 - Lloyd Center - Portland, Oregon

2010/10/05

Urban details in Repentigny

Quand on marche dans une rue, difficile de ne pas surprendre quelques détails pittoresques, photogéniques, petites scènes qu'il est plaisant de capter en photo. Le boulevard d'Ibreville de Repentigny ne déroge pas à la règle...






September, 18th, 2010 - boulevard d'Ibreville - Repentigny, Québec

2010/09/26

Repentigny et les échos de villes nouvelles au Québec

Continuons un peu à Repentigny, au Québec, pour sentir un peu l'atmosphère, continuons sur le boulevard d'Ibreville, mais à l'autre extrémité par rapport à l'église Notre-Dame-des-Champs, plus au Nord-Est. 

Ibreville, longue et large avenues entre les maisons basses, les petits centre commerciaux. Au lampadaire, des banderoles annoncent "La Fête au Petit Village", banderoles colorées et glacées au motif de tapis rouge, de personnage ; elles parsèment toute une section du boulevard d'Ibreville. Un peu plus loin, une large intersection. La rue perpendiculaire mène sur la plus grand zone d'activité, sur l'entrée de l'autoroute, vers le Nord-Ouest. Juste à ce carrefour, un panneau lumineux devant un bâtiment au crépi rouge, sans coin, paroi arrondie ; un seul étage, presque invisible tant le bâtiment semble plus large que haut. La marie, bien sûr, et un petit groupe de collégien à BMX se cache derrière leur casquette en voyant un photographe : mon dieu, un photographe !

Le style urbain distille doucement des réminiscence de banlieue, lointaine banlieue peu dense, des échos de villes nouvelles. Aspect résidentiel à maisons individuelles, vastes avenues, peu d'étages, des bâtiments publics récents, propres, doucement modernes. L'écho semble parfait quand apparaît la Place d'Evry : Evry, est-ce bien le même Evry, l'Evry parisien ? Bien sûr, pas d'homonymie québécoise ici : Repentigny est jumelé avec la ville d'Evry - ainsi que Bergerac, mais cela n'a plus grand rapport avec les villes nouvelles...







September, 18th, 2010 - Repentigny, Québec

2010/08/08

Quite family neighbourhoods in SW Calgary

Walking South on the 14 Street South-West in Calgary, rows of burgers restaurants, a surprising art gallery, fashion stores, the classical bead-string of urban commercial brands.

But the slope goes up after the 17th Avenue, green trees emerge while the shops disappear, here are houses & houses, family homes two dozens of blocks away from the corporate downtown. Wide balconies salute passer-by crowds, large SUV & mini-vans are parked along the roads, and the quite family atmosphere gets more pregnant once you dive in the peaceful neighbourhoods, away from the large communication roads. Flowers bring colours to the unmatched houses & buildings, everybody must be sleeping or away for some nice time in the countryside, or just having a rich meal: this is only the beginning of a sunny Saturday afternoon!

At some crossroads, you can see the hazy business towers far away, far away.









June 19th, 2010 - Calgary, Alberta

2010/07/29

Greyhound Station in Calgary, lost at the far borders of downtown

"Prenez le train est - ouest jusqu'au bout de la ligne, à l'extrême ouest du centre-ville. Puis il suffit de marcher tout en droit, presque tout droit, il y en a pour dix à quinze minutes environ."

Le train a traversé les hauts blocks du centre-villes, bâtiments lisses et claires, une ligne droite propre dans une avenue réservée. Avant le terminus ; blocs de bétons en milieu de voie, un peu après le quai, la rame fera demi-tour là-bas. Descente, partons droit devant, prêt pour dix à quinze minutes de marche.

Les immeubles s'estompent au bout de deux ou trois blocs, le centre des sciences à contourner, première épreuve peu évident. Par où ? Le parking par la droite semble en travaux mais sait-on jamais, une chance sur deux... Mais une fois le tour complet difficilement effectué, entre des minces palissades où deux personnes ne peuvent se croiser de face, on repart vers la gauche initiale. On a joué, perdu la manche, mais la partie n'est pas terminé, on devrait y arriver, même par ces voies austères, ce début de banlieue morne.

Voie rapides, trois, quatre voies, un feu pour se sauver. De l'autre côté, un marchant de moquette, ou assimilé, un de ces hangards changé en espace de vente peuplant le bord de villes, l'opposé des centres. Trottoir de ciment brun et bon marché, est-ce encore en travaux, est-ce définitif ? De l'autre côté de la voie, large groupe de jeunes bondissant et flottant en haut des tremplins à sake-boards. Les vêtements fluos, les vêtements amples, les larges tennis, et la liberté, l'improvisation urbaine ; un bord de ville, un éloignement, une terre vierge : bientôt des panneaux publicitaires devraient bourgeonner.

Un pont. Couvert de sable sur ses bords. Les engins de chantier ne doivent pas être loin. Dessous le pont, pour la route sous la voie rapide. Les tas de sable, les traces de béton sec, encore poudreux, déjà oublié, perdu. Le pont en courbe, en pente légère, bombé et enclinant le dos, une courbe, un peu d'angles mort par derrière lui.

Mais rien que les trois voies encore, limitées à deux, des cônes oranges sur une des lignes. Voies de plus en plus droites, venant de loin, décélération douce avant la courbe du pont, avant le centre ville et les feux rouges dans les avenues, les rues à sens unique. Une passerelle piétonne devant, loin, isolée, menant du vide de la route sur la gauche à un bâtiment brun ou marron sur la droite.

Rien sur la gauche, rien sur la gauche. Très vieilles industrie, ateliers vagues, rien à repérer.
Une pile de pont isolée. Récemment assassinée, pas encore terminée ? Des cheveux d'acier dressent quelques pointes peut-être plus droites que dans mon souvenir.

Un arrête de bus, petit box transparent, associé à un panneau publicitaire, un appel à vente immobilière ; ces panneaux nord-américains présentent la société par le patron de l'agence, le vendeur magicien qui réjouit les foules & le peuple par son sens du marché ; on devine presque son prénom à sa coupe de cheveux et à son sourire. Un banc attend en diagonal. Mais qui viendrait attendre ici ? Arrivant de nulle part pour attendre à cet arrêt d'autobus, au pied d'une passerelle, dans une rue sans début ni fin, rien que le centre-ville en arrière-plan, loin, loin, dans la brume. Qui ?

Mais le bâtiment brun affiche son logo bleu et rouge. Entre deux concessionaires auto, c'est bien le terminus Greyhound, le noeud de bus pour s'éloigner de Calgary et voyager au Canada. Un centre de bus au parking immense et en terrasse, au hall vaste, haut de plafond, à la cafétaria de taille conséquente. Un noeud de communication planté si loin du centre, il faut enjamber les travaux et l'urbanisation qui s'estompe, les bourgeonnement utilitaires et sans charme des bords de ville.

Qu'y faire quand on doit y attendre presque deux heures ?











July, 29th, 2010 - Greyhound Station - Calgary, Alberta