2009/05/12
2009/05/11
Une barque en péril non loin des porte-conteneurs du Rhin
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Libellés : .récit, 2009.04 Back in Düsseldorf, Düsseldorf
Une Altbier sur les rives du Rhin
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Libellés : .ce que je bois, 2009.04 Back in Düsseldorf, Düsseldorf, Rheinturm
2009/05/06
Une viennoiserie à la gare centrale de Düsseldorf
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2009/05/05
Retrouver le silence digne de la Rheinturm dans la lumière bleue
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2009/04/28
The longest bar of the wolrd in Düsseldorf
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2009/04/21
Manger de nouveau une currywurst non loin du bar le plus long du monde
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2008/07/01
Toute une adolescence japonaise dans la gare centrale de Düsseldorf
Y a-t-il plus mignon que ces petits couples, un bras blanc en bas résilles en toile d'araignées serrant fort l'épaule d'un sweat rayé, le maquillage profond collé aux mèches ébouriffés ? Dans les années 2000, le rebelle sans cause allemand soigne l'étoffe entourant son spleen, et tous ses accessoires, un régal pour l'amateur d'observation et de détails.
Mais l'attroupement de ce samedi à Düsseldorf étire la scène et la foule, les jeunes sortent sans arrêt sur la place menant aux tramways, et tous affichent de somptueux déguisements japonais. Un manga mis en mouvement au coeur de Düsseldorf, des costumes jamais aperçus en si grand nombre en Europe. Une atmosphère similaire à celle du Cherry Blossom Festival dégusté l'an passé à Brooklyn, mais ici, sans aucune communauté asiatique pour transmettre le flambeau.
Ici, c'est le japon pop et cool qui prend vie en grandeur nature, tous les clichés fantasmés par les Européens aux travers des séries animées, des mangas, les jeux vidéos et les quelques miettes de J-pop aperçues au milieu d'un film tourné à Tokyo. Les jeunes allemands se rêvent lost in translation, certainement pour un rassemblement festif quelconque que je n'ai pas cherché à élucider, trop ravi du mystère incongru des perruques sous les panneaux Deutsch Bahn.
Les perruques bleues ou roses se portent avec désinvolture sur des débardeurs aux tissus fluo, sur de longs kimonos sombres aux motifs rouges et asiatiques, les paupières toujours recouvertes de couches aux reflets profonds. Les chapeaux pointus côtoient de longs sabres en cartons portés dans le dos ou brandis lors de séances photos face à la maison de la presse internationale.
Tout un nouveau carnaval drainent ses jeunes adeptes enroulés dans de larges drapeaux blancs à points rouges. Dans quelques années peut-être, les fêtards allemands découvriront au lever du soleil un carnaval de Cologne baignés de toute une coolitude japonaise.
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2008/06/27
Luxueux lustres à Düsseldorf le long du Rhin
Comme chaque samedi, l'Altstadt de Düsseldorf accueille une célébration quelconque, avec stands de saucisses et tables en plein air. Mais cette fois, l'occasion devait être d'importance, puisque la toile cirée et les bois de bois se sont vus éclairés par de splendides lustres, pendus tout le long de cette interminable table au bord du Rhin.
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2008/06/26
Un grand bol de cocktail pour quatre, avec de très longues pailles
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2008/06/09
Anniversaire en solitaire à Düsseldorf, mais tout de même avec Pérec et Wes Anderson
Le soleil ne brille pas tellement sur Düsseldorf, mais je profite tout de même de ce samedi après-midi en terrasse d’un café. Mon cahier est ouvert devant moi pour prendre quelques notes, et, juste à côté, un vieux numéro des Cahiers du Cinéma emprunté à l’Institut Français. Je sirote une Alt Bier, commandée sans hésitation, Düsseldorf oblige, même installé à cette terrasse de pub irlandais qui diffuse un match de cricket. Le cadre pourrait être plus allemand, mais je ne veux pas m’éloigner de la place de la mairie, où se produit une fanfare.
J’ai ouvert quelques cartes ce matin, un paquet reçu dans la semaine. J’ai sauté dans un train vers Düsseldorf, pour me régaler d’un copieux petit déjeuner dans une luxueuse chocolaterie. Croissant, deux toasts et un brotchen, un œuf dur, trois sortes de confiture, et un exemplaire tout frais de Libération. Pas de raison, même solitaire, de ne pas prévoir quelques jolis repas, dimanche je compte mijoter des ravioli frais avec des courgettes, des fraises pour le dessert, et je dois acheter une baguette en rentrant. Peut-être aussi un généreux cornet de glace en flânant sur la Königalee. Et surtout, une grande ration de nourriture culturelle, piochée à l’Institut Français. Deux valeurs sûres musicales en CD, trois DVD d’auteurs reconnus pour ma cinéphilie, deux romans des années 50 choisis après un long parcours des rayonnages, et cette lecture des tranches verticales est elle-même réjouissante. Sans oublier les deux numéros des Cahiers du Cinéma, que je feuillette et déchiffre sous un parasol aux couleurs Guiness.
Un peu plus tôt, chez le chocolatier, les amateurs de petits déjeuners appartenaient à des tranches d’age similaires.
Trois sortes de confiture, un journal, et une dernière gorgée de bière.
Suis-je en train de tendre clairement vers l’esprit de Philippe Delerm ? La question m’inquiète, je laisse sur place la fanfare et les adorables cloches qui tintent tous les quarts d’heure. Philippe Delerm et sa première gorgée de bière, tous les petits plaisirs du quotidiens en courts textes, posés côte à côte, une poésie facile qui ne m’attire pas, une recette d’écriture qui ne me paraît pas très ambitieuse. Des tranches courtes et un doux ton vaguement nostalgique, une démarche dont la modernité me semble lointaine ou datée, comme un catalogue de la France de Rafarin, un peu sépia et nostalgique, le bon sens jusque dans les goûts, une éloge de l’authenticité et du vrai savoir-vivre. Ai-je mis les deux pieds dans une telle attitude ? Mais mon blog parle-t-il d’autre chose ?
Je marche dans les rues piétonnes de l’Altstadt, vers la Königalee, cherchant à me perdre dans un jeune magasin de fringues où flottera une techno basique, une rupture de ton. Mais je n’ai pas bifurqué à temps, je découvre une petite rue inconnue, et, surprise, un disquaire. De jolis vinyles s’affichent au mur, appels à collectionneurs, ces vieux exemplaires de punk allemand, cet Amon Dul II à 75€ ou ses six albums de Joy Division pas tous réédités en CD. Je plonge dans les bacs où les CD sont en minorité, pianote dans les occasions, et ressort avec deux jolies trouvailles. Le tout récent album de Nôze, électro français ici en version « For promotional use only », et le premier album d’Echo & the Bunnymen, de la franche new wave basique et précoce. Mon reflet dans la vitrine me sourit, avec son imperméable jaune vif et son T-shirt de marque de bière.
Dans le train qui me ramène à Duisburg, je ne suis pas mécontent de ce dernier cadeau d’anniversaire. Citer Jarmusch, Anderson et Pérec comme ça, à partir de trois sortes de confiture et d’une dernière gorgée de bière. Je peux me replonger dans les Cahiers du Cinéma et leur analyse sur Spielberg.
Mais, depuis quelques minutes, ma banquette vibre en sursauts espacés. Le voyageur derrière moi a le hoquet, et celui-ci résonne même souvent sonore et bouche ouverte.
Je serre les dents un instant. Puis saisis mes affaires et plonge dans la voiture suivante. Derrière la vitre, le soleil s’est levé, la grisaille et la fraîcheur se dissipent. Une fois à Duisburg, je vais aller me promener au bois en chantant Hercules & Love Affair, et peut-être même m’allonger quelques instants entre les arbres.
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2008/05/27
Deutsch Frühstück le samedi, à Düsseldorf
Je passe à Düsseldorf chaque samedi matin. Je dois rendre les documents empruntés à la médiathèque de l'Institut Français, et tout particulièrement les DVD, qu'il est impossible de garder plus d'une semaine. Comme, le samedi, la médiathèque de l'Institut Français n'ouvre que de 11h à 14h, je passe à Düsseldorf chaque samedi matin.
L'Institut Français est située dans une rue qui part d'une place de marché, vaguement couvert, vaguement permanent, car constitué de caravanes en dure abritées par des auvents. On y trouve bien quelques étales de fruits et légumes, quelques bouchers ou boulangers, mais ce marché permet essentiellement de déguster sur place, installé debout devant de petites tables hautes. On y consomme des galettes de pomme de terre, des saucisses, des pâtisseries, de sandwichs de poisson dans de petits pains, on y boit des bières.
Rapidement, m'est venue l'idée de prendre mon petit déjeuner du samedi dans ce quartier, couplé à ma visite hebdomadaire à l'Institut Français.
Et cette place de marché se trouve à l'orée du réseau de rues piétonnes de l'Altstadt, pépinières de cafés et petits restaurants. Endroit idéal pour goûter, enfin, à un petit déjeuner allemand, ce Frühstück qui fait la part belle à la charcuterie et au fromage.
Samedi dernier, j'ai donc pénétré dans un des plus luxueux café de la place, couplé à une patisserie - chocolaterie. De généreux gâteaux et d'abondantes plaques de chocolat dans l'entrée, et sur la gauche, de riches banquettes pour accueillir les gourmands. J'ai opté pour une formule charcuterie et fromage, évitant tout de même l'option proposant uniquement un riche plateau de fromage. Salami, jambon, oeuf dur, large tranche de fromage, barquette de fromage frais, miel, confiture et beurre pour accompagner les trois sortes de pains proposés.
Je l'avoue, je n'ai pas été totalement séduit par la charcuterie, même dans l'optique d'un brunch. Mais la lecture paisible du numéro du jour de Libération a diffusé son atmosphère sereine de joli week-end ensoleillé, à boire du thé et grignoter des tartines de miel sans se presser.
Je compte répéter l'expérience les prochains samedi, même si, la prochaine, je choisirai plutôt pour une formule avec croissant.
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