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2009/05/12

La Rheinturm, l'axe de référence près du Rhin


La Rheinturm de Düsseldorf, axe de référence le long du Rhin, et je positionne chaque chose en fonction de sa verticalité. 

Un groupe de trois jeunes filles en promenade rieuse du dimanche, tenue décontractée, cheveux épars et lâches, et sac dos de rigueur. 

Une affiche d'exposition, autres jeunes filles, tatouées cette fois.

Tout un alignement d'arbres, silhouettes linéaires sur la géométrie des pavés.

Et, cela ne m'était jamais venu à l'esprit, associer la tour à un peu d'herbe, verdissant là, aux tiges non moins verticales.



19/04/2009 - Rheinturm - Düsseldorf

2009/05/11

Une barque en péril non loin des porte-conteneurs du Rhin

Le Rhin est un fleuve accueillant pour les porte-conteneurs. Les embarcations immensément longues traversent ainsi Düsseldorf en un ballet incessant, plateaux élancés surchargés de briques colorés ; les échelles deviennent difficiles à évaluer, quelle longueur, quel poids, quelle vitesse pour ces caravanes impassibles. Il est amusant d'observer ces péniches géantes braquer contre le courant pour négocier la courbe au pied de la Rheinturm, sentir la force des flots pesant sur la proue métallique, que l'on devine seulement en prenant conscience de la durée mise pour prendre un virage.

Les grands bâtiments passent heures après heures le long du rivage, symboles vivants de l'économie globalisée et ses échanges sans fin de biens au travers de sept mers.

Et ce dimanche, une minuscule embarcation est venue se glisser tout près des caravaniers des flots, coquille de noix bricolée n'osant s'éloigner du rivage et de l'Altstadt. Un barque de bois glisse en crabe sous un embarcadère, cinq ou dix centimètres d'eau sombre flottent à l'intérieur en noyant les pieds des deux marins amateurs ; une des planches latérales se dresse mollement, disjointe. Les deux aventuriers tentent de manier la rame sous leur queue de cheval et les chaînes pendant à leur ceinture, penchés en avant, déjà prêts à se saisir de la bouée pendant sur les flancs du presque radeau.

Les promeneurs sur le rivage observent ce ballet au ralenti, ne cherchant même pas à en deviner le but ni les motivations, simples témoins du dimanche ; on découvre parfois des scènes bien pittoresques et improbables au bord d'un fleuve.



19/04/2009 - Altstadt, Düsseldorf

Une Altbier sur les rives du Rhin

Düsseldorf possède sa propre bière, comme toute ville en Allemagne, la bière qui fait son identité, l'Altbier. Brassée à l'aide de malte blond et pâle selon la vieille méthode, la traditionnelle, l'ancienne & alt. Le terme Altbier a été semble-t-il utilisé pour la première fois par la brasserie Schumacher en 1838 ; cette brasserie existe toujours, avec plusieurs établissements en ville.

Bière blonde mais à la teinte blond sombre, presque brune, un roux sans chaleur. Servie en petits verres fins de 25cl, transportés sur des plateaux ronds et métalliques à rebords, permettant le service d'un grand nombre de verres d'une seule fois, sans allers-retours auprès de la tireuse.

Les plateaux valsent dans l'Altstadt durant tout le week-end, entre les tables du plus long bar du monde, mais aussi au milieu des bancs installés sur la promenade des rives du Rhin. Etablissement sans grand cachet, comme des bistrots à touristes, offrant écrans géants pour regarder le sport du week-end ; difficile d'y dénicher l'allant d'une brasserie traditionnelle. Mais il est agréable de s'y installer les dimanches ensoleillés, presque au niveau des péniches, laissant les promeneurs glisser sur l'asphalte de la promenade ; la Rheinturm dresse sa longue silhouette juste au creux de la courbe du fleuve, par dessus les parasols.

19/04/2009 - Düsseldorf, Altstadt

2009/05/06

Une viennoiserie à la gare centrale de Düsseldorf

Viennoiserie aux amandes
20/04/2009 - Düsseldorf Hbf

2009/05/05

Retrouver le silence digne de la Rheinturm dans la lumière bleue

Revenir à Düsseldorf, et comment ne pas revenir auprès de la Rheinturm, cette tour qui a si souvent attiré mon objectif l'an passé ? Longue silhouette immobile auprès des courbes du Rhin, dépassant toujours les voisins et tout le reste. Le ciel est légèrement couvert quand j'approche de la promenade du Rhin dans l'Altstadt, les vélos et quelques promeneurs, un banal dimanche de Düsseldorf, sans folie particulière.

Mais la discrète ouverture bleue s'élargit et le ciel prend des airs de voûte Renaissance, volumineuses masses blanches sur fond bleu profond, et le décor se dessine plus intéressant, plus joyeux ; personnages d'ombres sur la toile bleu face à la lumière, capturé le pied juste au dessus du sol, le pas sur le point de mourir mais respirant encore. 

La Rheinturm observe et sourit de son bleu sombre et silencieux.





19/04/2009 - Rheinturm - Düsseldorf

2009/04/28

The longest bar of the wolrd in Düsseldorf

Le bar le plus long du bar se trouve à Düsseldorf, rappelons-le ; une rue piétonne dont les parois sont tapissés de bar et les pavés recouverts de tables en extérieur, et l'alt bier coule sans arrêt le week-end, durant les soirées d'étés, autour des brasero hivernaux. Une attraction nécessaire de Düsseldorf, une ambiance, une folie douce, un passage évident pour mon retour à Düsseldorf.

Les vastes parapluies carrés affichent fièrement leurs couleurs telles des écuries de course, casques hippiques pour buveurs connaisseurs, et le tiercé de ce bar sans fin se joue en cochant le nombre de litres bus sur les dessous de verre en carton. Les tables de bois sont hautes et les tabourets tendent les jambes et tirent sur les cuisses hydratées au houblon, on boit en regardant paresseusement les matchs de 2. Bundesliga ou les formules 1 tournant au ralenti sous la pluie.

Les bars succèdent aux brasseries aux lettres dorées sur les murs de briques, juste quelques respirations dans l'enchaînement pour autoriser un ravitaillement alimentaire, saucisses dans brötchen, pommes ou mini pizza, et puis quelques terrasses de restaurants, il faut bien le reconnaître. C'est le rendez-vous des amateurs de sports, des supporters du Fortuna Düsseldorf se dirigeant vers l'Arena de 50.000 places en maillots rayés horizontalement de blanc et de rouge ; c'est la promenade du dimanche ; c'est la promenade du dimanche pour les familles, les poussettes roulant à deux pas des plateaux surchargés de mousses dorées, les grands-parents bavardant avec leurs petits-fils sur les pavés. C'est le bar le plus long du monde et je ne me lasse pas de le parcourir dans un sens et dans l'autre.






19/04/2009 - The Longest bar in the world - Düsseldorf

2008/07/01

Toute une adolescence japonaise dans la gare centrale de Düsseldorf

Devant la gare centrale de Düsseldorf, un très vaste attroupement d'adolescents, entre 15 et 18 ans, disons. Des jeunes lycéens. Phénomène habituel le samedi aux abords d'une gare centrale allemande : chaque semaine, au pied des énormes lettres KÖENIG PILLSNER de la Duisburg Hbf se groupe de petits paquets couverts de cuir noir, de T-shirt ensanglantés, portant les cheveux colorés et les chaussures ferrées au semelles souvent épaisses. Toute une jeunesse dont les tenues hurlent : je suis différente !

Y a-t-il plus mignon que ces petits couples, un bras blanc en bas résilles en toile d'araignées serrant fort l'épaule d'un sweat rayé, le maquillage profond collé aux mèches ébouriffés ? Dans les années 2000, le rebelle sans cause allemand soigne l'étoffe entourant son spleen, et tous ses accessoires, un régal pour l'amateur d'observation et de détails.

Mais l'attroupement de ce samedi à Düsseldorf étire la scène et la foule, les jeunes sortent sans arrêt sur la place menant aux tramways, et tous affichent de somptueux déguisements japonais. Un manga mis en mouvement au coeur de Düsseldorf, des costumes jamais aperçus en si grand nombre en Europe. Une atmosphère similaire à celle du Cherry Blossom Festival dégusté l'an passé à Brooklyn, mais ici, sans aucune communauté asiatique pour transmettre le flambeau.

Ici, c'est le japon pop et cool qui prend vie en grandeur nature, tous les clichés fantasmés par les Européens aux travers des séries animées, des mangas, les jeux vidéos et les quelques miettes de J-pop aperçues au milieu d'un film tourné à Tokyo. Les jeunes allemands se rêvent lost in translation, certainement pour un rassemblement festif quelconque que je n'ai pas cherché à élucider, trop ravi du mystère incongru des perruques sous les panneaux Deutsch Bahn.

Les perruques bleues ou roses se portent avec désinvolture sur des débardeurs aux tissus fluo, sur de longs kimonos sombres aux motifs rouges et asiatiques, les paupières toujours recouvertes de couches aux reflets profonds. Les chapeaux pointus côtoient de longs sabres en cartons portés dans le dos ou brandis lors de séances photos face à la maison de la presse internationale.

Tout un nouveau carnaval drainent ses jeunes adeptes enroulés dans de larges drapeaux blancs à points rouges. Dans quelques années peut-être, les fêtards allemands découvriront au lever du soleil un carnaval de Cologne baignés de toute une coolitude japonaise.


14.06.2008 - Düsseldorf Hbf

2008/06/27

Luxueux lustres à Düsseldorf le long du Rhin

Comme chaque samedi, l'Altstadt de Düsseldorf accueille une célébration quelconque, avec stands de saucisses et tables en plein air. Mais cette fois, l'occasion devait être d'importance, puisque la toile cirée et les bois de bois se sont vus éclairés par de splendides lustres, pendus tout le long de cette interminable table au bord du Rhin.

21.06.2008 - Altstadt, Düsseldorf

2008/06/26

2008/06/09

Anniversaire en solitaire à Düsseldorf, mais tout de même avec Pérec et Wes Anderson

Le soleil ne brille pas tellement sur Düsseldorf, mais je profite tout de même de ce samedi après-midi en terrasse d’un café. Mon cahier est ouvert devant moi pour prendre quelques notes, et, juste à côté, un vieux numéro des Cahiers du Cinéma emprunté à l’Institut Français. Je sirote une Alt Bier, commandée sans hésitation, Düsseldorf oblige, même installé à cette terrasse de pub irlandais qui diffuse un match de cricket. Le cadre pourrait être plus allemand, mais je ne veux pas m’éloigner de la place de la mairie, où se produit une fanfare.



Presque comme chaque week-end, cette place accueille une petite scène, toujours placée dans le même coin, aux côtés de quelques stands de boisson. La réunion de cette semaine n’est pas de grande envergure, seulement deux stands de bière entourés d’homme en uniformes vert, portant médailles et cheveux gris. L’ambiance s’écoule bon enfant, tout simplement, sans folie extrême, mais à mon arrivée sur la place, la fanfare jouait une version cuivrée de « Comme d’habitude ». Je n’allais pas bouder mon plaisir, particulièrement le jour de mon anniversaire.




Faute d’amis disponibles pour faire la fête, j’ai décidé de déguster paisiblement mon samedi d’anniversaire par une longue flânerie à Düsseldorf. Mes envies de fête à domicile se sont noyées doucement dans l’indisponibilité de tous mes camarades allemands, éparpillés entre fêtes étudiantes, voyage automobile vers le Maroc, ou mutisme pur et simple. L’amertume de la situation n’a pas persisté plus de quelques minutes et d’une paire de portes claquées nerveusement. L’anniversaire tombe un samedi cette année, et l’occasion est manquée pour une fièvre sans limite ? Qu’importe, je gambade en souriant le long d’avenues égaillées de jolis plaisirs.

J’ai ouvert quelques cartes ce matin, un paquet reçu dans la semaine. J’ai sauté dans un train vers Düsseldorf, pour me régaler d’un copieux petit déjeuner dans une luxueuse chocolaterie. Croissant, deux toasts et un brotchen, un œuf dur, trois sortes de confiture, et un exemplaire tout frais de Libération. Pas de raison, même solitaire, de ne pas prévoir quelques jolis repas, dimanche je compte mijoter des ravioli frais avec des courgettes, des fraises pour le dessert, et je dois acheter une baguette en rentrant. Peut-être aussi un généreux cornet de glace en flânant sur la Königalee. Et surtout, une grande ration de nourriture culturelle, piochée à l’Institut Français. Deux valeurs sûres musicales en CD, trois DVD d’auteurs reconnus pour ma cinéphilie, deux romans des années 50 choisis après un long parcours des rayonnages, et cette lecture des tranches verticales est elle-même réjouissante. Sans oublier les deux numéros des Cahiers du Cinéma, que je feuillette et déchiffre sous un parasol aux couleurs Guiness.



Exquis et tranquille samedi d’anniversaire, et d’ailleurs, coïncidence, la fanfare éructe un « Happy Birthday » énergique. Je laisse doucement couler la dernière gorgée de bière, jetant un œil à mes voisins de terrasse, deux quarantenaires aux fish and chips luissants.
Un peu plus tôt, chez le chocolatier, les amateurs de petits déjeuners appartenaient à des tranches d’age similaires.

Trois sortes de confiture, un journal, et une dernière gorgée de bière.

Suis-je en train de tendre clairement vers l’esprit de Philippe Delerm ? La question m’inquiète, je laisse sur place la fanfare et les adorables cloches qui tintent tous les quarts d’heure. Philippe Delerm et sa première gorgée de bière, tous les petits plaisirs du quotidiens en courts textes, posés côte à côte, une poésie facile qui ne m’attire pas, une recette d’écriture qui ne me paraît pas très ambitieuse. Des tranches courtes et un doux ton vaguement nostalgique, une démarche dont la modernité me semble lointaine ou datée, comme un catalogue de la France de Rafarin, un peu sépia et nostalgique, le bon sens jusque dans les goûts, une éloge de l’authenticité et du vrai savoir-vivre. Ai-je mis les deux pieds dans une telle attitude ? Mais mon blog parle-t-il d’autre chose ?

Je marche dans les rues piétonnes de l’Altstadt, vers la Königalee, cherchant à me perdre dans un jeune magasin de fringues où flottera une techno basique, une rupture de ton. Mais je n’ai pas bifurqué à temps, je découvre une petite rue inconnue, et, surprise, un disquaire. De jolis vinyles s’affichent au mur, appels à collectionneurs, ces vieux exemplaires de punk allemand, cet Amon Dul II à 75€ ou ses six albums de Joy Division pas tous réédités en CD. Je plonge dans les bacs où les CD sont en minorité, pianote dans les occasions, et ressort avec deux jolies trouvailles. Le tout récent album de Nôze, électro français ici en version « For promotional use only », et le premier album d’Echo & the Bunnymen, de la franche new wave basique et précoce. Mon reflet dans la vitrine me sourit, avec son imperméable jaune vif et son T-shirt de marque de bière.

Oui, je collectionne les détails et les petits snobismes, mais je ne me delerme pas, je pense, je me sens plus proche de Jim Jarmusch, de Wes Anderson, de Georges Pérec. Jim Jarmusch, qui proclame un amour équivalent entre les grands classiques et les avant-gardes les plus pop, le punk et les grands maîtres du Noir et Blanc. Wes Anderson, qui colore ses films d’un fétichisme pop, une minutie des costumes et des petites phrases, dont le spectre va de Renoir le réalisateur à la new wave débile de Devo. Georges Pérec, qui accumule les détails et les listes réalistes jusqu’à la folie, mais une accumulation de détails mis en mouvement, pour construire des fictions où flotte une profonde fantaisie, pour rendre compte sans nostalgie de son époque.

Dans le train qui me ramène à Duisburg, je ne suis pas mécontent de ce dernier cadeau d’anniversaire. Citer Jarmusch, Anderson et Pérec comme ça, à partir de trois sortes de confiture et d’une dernière gorgée de bière. Je peux me replonger dans les Cahiers du Cinéma et leur analyse sur Spielberg.

Mais, depuis quelques minutes, ma banquette vibre en sursauts espacés. Le voyageur derrière moi a le hoquet, et celui-ci résonne même souvent sonore et bouche ouverte.

Je serre les dents un instant. Puis saisis mes affaires et plonge dans la voiture suivante. Derrière la vitre, le soleil s’est levé, la grisaille et la fraîcheur se dissipent. Une fois à Duisburg, je vais aller me promener au bois en chantant Hercules & Love Affair, et peut-être même m’allonger quelques instants entre les arbres.

2008/05/27

Deutsch Frühstück le samedi, à Düsseldorf

Je passe à Düsseldorf chaque samedi matin. Je dois rendre les documents empruntés à la médiathèque de l'Institut Français, et tout particulièrement les DVD, qu'il est impossible de garder plus d'une semaine. Comme, le samedi, la médiathèque de l'Institut Français n'ouvre que de 11h à 14h, je passe à Düsseldorf chaque samedi matin.

L'Institut Français est située dans une rue qui part d'une place de marché, vaguement couvert, vaguement permanent, car constitué de caravanes en dure abritées par des auvents. On y trouve bien quelques étales de fruits et légumes, quelques bouchers ou boulangers, mais ce marché permet essentiellement de déguster sur place, installé debout devant de petites tables hautes. On y consomme des galettes de pomme de terre, des saucisses, des pâtisseries, de sandwichs de poisson dans de petits pains, on y boit des bières.

Rapidement, m'est venue l'idée de prendre mon petit déjeuner du samedi dans ce quartier, couplé à ma visite hebdomadaire à l'Institut Français.

Et cette place de marché se trouve à l'orée du réseau de rues piétonnes de l'Altstadt, pépinières de cafés et petits restaurants. Endroit idéal pour goûter, enfin, à un petit déjeuner allemand, ce Frühstück qui fait la part belle à la charcuterie et au fromage.

Samedi dernier, j'ai donc pénétré dans un des plus luxueux café de la place, couplé à une patisserie - chocolaterie. De généreux gâteaux et d'abondantes plaques de chocolat dans l'entrée, et sur la gauche, de riches banquettes pour accueillir les gourmands. J'ai opté pour une formule charcuterie et fromage, évitant tout de même l'option proposant uniquement un riche plateau de fromage. Salami, jambon, oeuf dur, large tranche de fromage, barquette de fromage frais, miel, confiture et beurre pour accompagner les trois sortes de pains proposés.

Je l'avoue, je n'ai pas été totalement séduit par la charcuterie, même dans l'optique d'un brunch. Mais la lecture paisible du numéro du jour de Libération a diffusé son atmosphère sereine de joli week-end ensoleillé, à boire du thé et grignoter des tartines de miel sans se presser.

Je compte répéter l'expérience les prochains samedi, même si, la prochaine, je choisirai plutôt pour une formule avec croissant.

24.05.2008 - Carlsplatz - Düsseldorf