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2009/05/12

La Rheinturm, l'axe de référence près du Rhin


La Rheinturm de Düsseldorf, axe de référence le long du Rhin, et je positionne chaque chose en fonction de sa verticalité. 

Un groupe de trois jeunes filles en promenade rieuse du dimanche, tenue décontractée, cheveux épars et lâches, et sac dos de rigueur. 

Une affiche d'exposition, autres jeunes filles, tatouées cette fois.

Tout un alignement d'arbres, silhouettes linéaires sur la géométrie des pavés.

Et, cela ne m'était jamais venu à l'esprit, associer la tour à un peu d'herbe, verdissant là, aux tiges non moins verticales.



19/04/2009 - Rheinturm - Düsseldorf

2009/04/26

Lignes et maillages au Forum de Duisburg

Le Forum de Duisburg, le nouveau centre commercial de Duisburg, une grande toile de verrières suspendue au dessus des allées. Le flot de lumière traverse les rayons métalliques et coule jusqu'aux aménagements frais et parfaitement calculés, comme ce petit alignement de souches deux pas devant le déchaînement d'électroménager du rouleau compresseur Saturn.

Un long et large damier suspendu, des grillages pour les rambardes ou d'immenses baies vitrées pour un bar restaurant branché ; des lignes et des mailles derrière les murs de briques rouges de l'extrémité est du maul.





18/04/2009 - Forum - Duisburg

2008/12/08

Le calme des piliers et la folie des marches à la sortie du Parc Güell

Je suis arrivé au Parc Güell par le haut, porté par les escaliers roulants installés au coeur des ruelles, et j'en ai donc d'abord touché le sommet. Poussiéreux dans cet végétation presque rare et sans verdure, comme chauve à la tangente de sa courbure, et proposant ses piles de pierres dépouillées, bordures de chemin discrètement grotesques pour guider dans ma descente.

Une longue courbe déroulée autour de la colline, de subtiles courbures pour observer la brume lourde et éclatante de Barcelone, en contrebas, la mer invisible, même à peine devinée.

Et, peu à peu, j'ai plongé dans les arbres plus denses, plus fournis, les esquisses  de buisson, l'herbe étalée en un tapis plus artificiel que les pierres ocres : une telle verdure sous ce soleil intense et ce ciel au bleu clair et lourd, dans cet aveuglement de sable ? La foule s'est faite elle-même plus présente en groupes numérotés, panneautés à bout de bras, ballet touristique annoté pour l'observateur. Plus près du coeur du parc, bien sûr, de ce centre que les groupes express peuvent toucher sans perdre de temps, déclenchant quelques photos et quelques sourires posés, sans trop retarder le tour minuté de la ville.

Mais oui, aucun doute, voici des colonnes bien rangées, attendant sans lassitude au bout du chemin !

En leur coeur, un espace délicieusement calme, une ombre douce juste au bord des lèvres bouillonnantes du soleil à la chaleur démente. On y passe sans bruit, sous ces voûtes, les yeux au ciel vers le plafond, rosaces bricolées en éclats de céramiques, légères, instables, mais en équilibres, juste fragiles. Bien agencées, fine en dépit de leur cercle plein, complet, pesant. On s'arrête, on observe. On cherche à comprendre. On prend une photo. Un mauvais cliché dans cette lumière étrangement mélangée, et quelle aide apportera-t-elle, quel décryptage, quel saisissement de l'équilibre d'ensemble, de l'assemblage ? On baisse les yeux, on soupire. Songeur. On poursuit.

Petits balcons sur le côté, peut-être, avant de sortir. J'ai bien senti l'attroupement sur l'esplanade, je me prépare. Je respire quelques instants encore, croit encore à la tranquillité malgré le bourdonnement prégnant du bruit de fond élevé.

Et je plonge sur l'escalier.

C'est le carnaval, le rassemblement, le surgissement de personnes et de groupes, de figures souriantes, luisantes et claires dans la lumière intense. Le déchaînement des photos, des bavardages jeunes et moqueurs, des téléphones portables brandis, des sacs à dos et de l'élégance adolescente. Survêtement, sweat-shirt griffés, un peu de gel dans les cheveux. Des mèches blondes, des sacs à mains en cuir, l'oeil cerné de noir, le tatouage sur la peau blanche au creux de reins. Et, bien entendu, plus lents, comme ralentis, les groupes aux cheveux qui descendent patients les marches, jetant quelques regards alternatifs sur la jeunesse et le gardien au sifflet. Qu'il a l'air excédé, jouant des sifflements et de sa casquette, cette journée est-elle plus indisciplinée que toutes celles de l'été ?

Je me retourne. Les damiers, les piliers et quelques arbres, les figures touristiques avec leurs accessoires. Le Parc Güell est décidément fascinant.







16/10/2008 - Parc Güell, Barcelona

2008/11/30

2008/11/23

Torre Telefonica en Montjuic

Colline de Montjuic à l'Est de Barcelon, le Stade Olympique posé sur la pente, presque au sommet, avec une immense esplanade ocre à ses pieds. Pilliers jaunes et étranges entrelacs métalliques aident le regard à s'habituer à la verticalité, car, un peu plus bas jaillit la Torre Telefonica. 135m, une légère courbe, un presque cercle et une longue pointe toute droite pour diffuser les images des Jeux Olympiques de 1992.

Quelques touristes au coeur du grand espace, et toutes ces lignes dressées et alignées sur le bleu pur et profond du ciel chaud.







14/10/2008 - Monjuic - Barcelona

2008/08/27

Le Parlement Canadien se colle dans le cadre dans toutes les positions

02/08/2008 - Parlement Canadien - depuis la rive québécoise, Gatineau

2008/08/22

Des totems et des piliers au Musée des Civilisations de Gatineau

Le Musée des Civilisations s'étend paisible sur la rive québécoise de la rivière Outaouais, dans la ville de Gatineau, passant ses journées à admirer le Parlement sur sa colline, sans même avoir à tourner la tête. Droit devant, un peu plus haut, et hop.

Le bâtiment est brun, plutôt dépouillé, légèrement courbe, mais sans folie, une belle coquille mêlant authenticité et modernité. Le Musée cherche en effet à rendre compte des différentes cultures du Canada, offrant un large espace aux nombreuses cultures autochtones. On trouve bien entendu une belle exposition didactique sur l'histoire du Canada depuis l'arrivée des européens, joli parcours dans des décors reconstitués, à la manière d'un Dysneyland historique, sérieux, mais plaisant. Il faut toucher petits et grands.

Mais, indépendamment de cette frise historique richement égrainée, il est enivrant de se perdre au premier niveau, superbe assemblage de pièces autochtones. On découvre alors la richesse culturelle de ces peuples, et leur grande variété, peu surprenante si l'on réfléchit un instant à la taille du Canada, mais qui donne le vertige au visiteur européen peu coutumier. Costumes, artisanat ancien, et bien entendu totem,s dialoguent et se répondent, un ballet de formes et de couleurs magnifiques.

Et le pouvoir de séduction du musée tient pour beaucoup à l'architecture de ce niveau le plus bas, découpant une haute galerie de trois étage aux baies vitrées ouvrant sur la rivière. La lumière s'invite sans arrête, rebondissant sur les parois blanches et les longes piliers, et les totems apparaissent saisissant dans cet espace aux dimensions troublantes. Un délice dans lequel il devient délicieux de se perdre, d'admirer les pièces songeur, émerveillé et perdant peu à peu ses repères dans cette collision d'art autochtone et d'architecture épurée.

Les statues se mettent à surprendre chaque visiteur, tous s'arrêtant devant la vaste pièce en bout de galerie. L'apparition de cette chimère aux courbes polies étaient d'autant plus brutales lors de notre visite qu'une large batterie de tables étaient installées pour un banquet, certainement un mariage étant données les séances photos qui avaient lieu au bord de la rivière. Le musée prenant vie en direct, entre art, bâtiments et rôle social.

02/08/2008 - Musée des Civilisations - Gatineau

2008/08/14

Le Canal Rideau à Ottawa

Une série d'écluse comme une volée de marche, et l'eau du canal Rideau se jette dans la rivière Outaouais.

Ce vendredi, trois bateaux descendent doucement les marchent, attendant patiemment les gestes des étudiants ouvrant peu à peu les portes, libérant l'eau, tournant les roues sous leur casquette verte. Les promeneurs observent le long du canal, et bien sûr, accoudés en ligne du haut de la terrasse qui longe le Chateau Laurier, le majestueux hôtel de luxe. Le soleil brille pour une fois sur l'herbe verte et les flots, les shorts et les casquettes sont de sortie.

Depuis le pont qui enjambe le canal, juste avant l'enchaînement d'écluse, se dessine tout un assemblage de ligne autour de cette petite vallée en escaliers. Les traits du canal bien sûr, sur la gauche la ligne de la colline du Parlement, et sur la gauche, la masse du Château Laurier. Les lampadaires sur la promenade, le long de la rambarde, surligne le trait en pointillés crayonnés et charbonneux. Tout devant, au loin, la rivière, le long pont Alexandra, et sur l'autre rive, le musée des civilisations, son architecture courbe et son immense drapeau à feuille d'érable rouge.

Quelques éléments pour s'amuser avec une paire de photos.

01/08/2008 - Canal Rideau - Ottawa

2008/07/12

Tant de lignes à cadrer à Ljubljana

25-26/04/2008 - Ljubljana