2009/06/14

Un très vieux camion de pompier dans le Glebe


- Vous vous rendez, elle est extrêmement vieille, elle date de 1948. C'est presque incroyable.
- Un petit peu de respect, jeune homme, je suis née en 1948 et je ne me sens pas vieille.
- Oh, pour les voitures, ce n'est pas la même chose.


23/05/2009 - The Glebe, Ottawa

2009/06/13

Les cookies canadiens d'Obama

Le 18 février 2009, Barack Obama rendait visite au gouvernement canadien à Ottawa, son premier voyage officiel à l'étranger. Large déploiement policier, souvenir des manifestations créées par le dernier passage de Georges W. Bush dans la capitale canadienne. Mais à l'issue de sa journée, Barack décide d'un petit passage dans le Marché By, situé tout à côté de l'Ambassade des Etats-Unis. Il y achète quelques souvenirs pour ses enfants, porte-clé "Police Montée", boule à neige contenant le Parlement Canadien, ainsi que des cookies en forme de feuille d'érable.


La boulangerie "Le Moulin de Provence" ne s'est toujours pas remis de cette visite magnifique. Les cookies au glaçage rouge ont été rebaptisés "Obama cookies", et de nombreuses photos s'affichent fièrement à l'intérieur du magasin et sur la devanture. Publicité inespérée pour ses biscuits sympathiques et plutôt conventionnels, sablés souples, pâles et peu sucrés à l'étrange glaçage électrique. 

Avant de remonter dans sa voiture, Barack Obama s'est également vu offrir une Beaver Tail, spécialité canadienne sucrée. Il semblerait que, suite à ce fait de gloire, certains magasins proposent également des Obama Tails.



06/06/2009 - Marché By, Ottawa

2009/06/11

Gâteau aux fraises



Gâteau cannelle / fraise
07/06/2009 - Chelsea, Québec

2009/06/09

Piège à ours avec homard

Piège à ours posé tout au bout du chemin ; une boîte peu volumineuse, morceau de viande placé tout au fond, ainsi qu'une généreuse queue de homard. Samedi, la boucanerie de Chelsea proposait une opération "Homard", et les voisins ont organisé une petit fête, un barbecue généreux en homard ; samedi soir joyeux et arrosé, assurément riche en plaisanteries, finissant par une manipulation du piège à ours. Il fallait bien s'assurer de son bon fonctionnement, et la petite fille de quatre ans qui tournait le dos à la cage s'en souvient encore, à n'en pas douter ; la maman a dû la prendre longuement dans ses bras pour étouffer le vacarme du mécanisme et le terrible sursaut.


Les photos datent du dimanche soir et la queue de homard s'est révélée d'une efficacité fascinante. Milieu de la nuit, vacarme immense, les têtes se lèvent des oreillers dans le noir, faut-il aller voir l'ours emprisonné, prévenir quelqu'un ?
Le raton-laveur aura passé une nuit étrange dans cette cage métallique qui ne lui était pas destinée.

En un peu moins d'une semaine, la cage n'aura donc rien pris d'autre qu'un bien petit gibier. L'ours est même devenu invisible depuis plusieurs jours ; peut-être a-t-il entendu les rumeurs associés à ce piège : les ours capturés sont souvent euthanasiés, selon le principe du "a fed bear is a dead bear". Compromis efficace entre organiser une battue aléatoire et dangereuse, et relâcher l'ours en territoire hostile ; mais quelle que soit la solution retenue, l'ours flânant dans une quartier résidentiel en ressort les pattes devant. Sa petite tête d'ours a dû saisir ce principe perdant / perdant, et a entendu la voix de la sagesse : espérons qu'il soit vraiment retourné errer dans des contrées plus sauvages et moins humaines. 


07/06/2009 - Chelsea, Québec

2009/06/06

Un ours problématique hante le quartier

Un chat noir observant de loin un ours noir, voilà cette semaine la couverture du LowDown. L'ours aperçu au petit déjeuner il y a deux semaines, l'ours qui grimpait à l'arbre tout près de la table où attendaient la théière pleine et la tasse.


Un ours en lisière d'un parc naturel canadien, quoi de plus normal, et pourtant l'animal peuple les conversations du quartier depuis son apparition. Chelsea, Québec, à un quart du centre ville d'Ottawa, accueille de nombreuses familles, nuée de grandes maisons dans la nature aux jardins généreux ; un cadre idyllique pour les jeux de plein air des enfants ou les barbecues entre amis. On peut donc comprendre la légère inquiétude des parents, peu rassurés à l'idée de voir un ours déambuler non loin des balançoires. L'observateur européen est tout de même tenté de considérer la situation comme courante et prévisible, ce n'est pas faux, et en effet des mesures sont prises et la population est sensibilisée ; une brochure est diffusée chaque année par la municipalité, les conduites à avoir en présence d'ours, faire un jogging avec une clochette pour mettre les animaux au courant et éviter les mauvaises surprises.

Mais le présent n'est pas un banal individu, un vulgum pecum à la sauce ours noir, c'est un ours à problèmes. Il a peu à peu pris ses habitudes alimentaires auprès des poubelles et bidons à compost, sources généreuses par comparaison à la nature sommeillant encore, printemps trop frais oblige. Et surtout, cet ours ne semble plus effrayé par l'homme ou les chiens, ce qui complique passablement la situation. En présence d'ours près de sa maison, il est recommandé de frapper sur une casserole, et l'ours commun prendra alors la fuite, apeuré, ne cherchant pas les ennuis ; le présent animal a tourné pendant un bon quart autour d'une maison dans laquelle toute la famille frappait casseroles & poêles avec entrain, il a même chargé un berger allemand qui commençait à aboyer un peu fortement. Un ours problématique.

Les échanges se sont donc multipliés par courrier électroniques dans le voisinage, d'abord pour échanger des photos & anecdotes, puis très rapidement, pour envisager des solutions. La solution du piège est vite revenue sur la tapis, déjà utilisée l'an passé pour un ours un peu trop téméraire : un cage installée en bout de l'allée, avec force appâts alimentaires, l'ours entre pour manger, et hop, le voilà pris, il n'y a plus qu'à le relâcher à quelques centaines de kilomètres dans la forêt. L'expérience de l'an passée n'avait pas été très concluante, seules quelques ratons laveurs ou écureuils avaient été attrapés. Mais les appâts naïfs à base de sirop d'érable ou biscuits au chocolat ont été remplacés cette fois par des morceaux de viande, l'ours ne devrait pas résister.

Cependant, comme le piège reste une solution un peu aléatoire, une autre solution a rapidement été suggérée par le conseiller à la faune sauvage de la municipalité : engager un chasseur professionnel, pour éliminer proprement le problème. Les réactions ne se sont pas faites attendre électroniquement : d'accord pour se débarrasser de l'ours, mais voilà qui est bien brutal ! Les habitants du quartier sont pour la plupart des amateurs de nature, sensibilisés aux questions écologiques, et une solution aussi sanglante a initialement réunie une large majorité contre elle : ce n'est pas l'ours qui vient chez nous, mais nous qui occupons son habitat naturel...

Mais peu à peu, l'idée fait son chemine, nourrie par l'agressivité du fauve et par un vieux proverbe canadien : "a fed bear is a dead bear". A savoir, un ours nourri par l'homme et ses poubelles est un ours mort : même capturé et déplacé à distance, il va vers une mort certaine. Là-bas, il se retrouvera sur le territoire d'autres ours, peu ravis par une telle immigration, et qui ne manqueront pas de l'attaquer. Empâté par plusieurs semaines de nourriture facile à obtenir et en infériorité numérique, l'ours nourri a peu de chances d'en sortir vivant. Alors, l'un dans l'autre, quitte à le conduire à une mort certaine, autant réduire les démarches et utiliser les services d'un chasseur professionnel.

Ce qui n'enlève rien aux problèmes liés à l'utilisation d'armes à feu dans un voisinage paisible...

Le feuilleton est donc loin d'être terminé. Le piège installé est d'un fort petit modèle, et il est difficile l'ours se contorsionner pour rentrer dans une cage minuscule, juste pour obtenir un peu de viande. L'animal semble malin : de la viande avait été aussi placée devant la cage pour l'attirer, ce morceau-là manque mais celui caché au fond de la caisse est resté intact... Voilà qui promet encore de nombreux échanges, photos, vidéos et anecdotes.

07/06/2009 - Chelsea, Québec

2009/06/05

La saison des travaux à Ottawa


Au Canada, il n'y a que deux saisons : l'hiver, et la saison des travaux.

L'hiver, une épaisse couche de neige recouvre voies et trottoirs, impossible d'engager la réfection des routes & allées. Et les revêtements souffrent sous les basses températures qui règnent pendant de longs mois, les matériaux travaillant fortement sous l'amplitude du climat : de -30°C à +35°C, voilà une vaste gamme à même de fatiguer l'asphalte le plus courageux !

Alors quand le ciel bleu s'invite à nouveau au dessus d'Ottawa, les engins jaunes et ouvrier casqués envahissent les routes et les rues, maniant marteau piqueur et pelleteuse pour aplanir les cicatrices urbaines. Même en promenade dans le Glebe et son vaste quartier résidentiel, on découvre ainsi une rue entière tapissée de poussière, nue, toute couverture goudronné abandonnée.





24/05/2009 - The Glebe, Ottawa

Un déjeuner de tapas dans le centre de Paris

Poissons fris - Pommes de terres - Toast guacamole/jambon de pays
Sangria

Au fond, croquettes aux jambon - jambon de pays - feuilleté au fromage

06/05/2009 - Bar à tapas Les Piétons - Paris

2009/06/04

Un guitariste écologiste et son très jeune public

Un peu plus loin dans Glebe Avenue. Un large stand, une drôle de tente, un guitariste chantant. Voici un groupe écologiste d'Ottawa ; caisses remplies de vieux livres à 50 cents, CD d'occasions épars, des tasses & théières pas trop usées, la même routine qu'ailleurs. Mais la toile de l'auvent constitue une jolie trouvaille : assemblage de toiles rondes de parapluie, superposées en grand nombre ; patchwork artisanal et imperméable.


Le guitariste arrête de jouer, jette un regard interrogateur au DJ posté devant la porte de la maison. Tu reprends la main, ou je continue ? Il se retourne et se penche déjà sur son ampli, réfléchissant assurément à la prochaine chanson à interpréter. Deux toutes jeunes fillettes se placent à un mètre environ, juste devant lui ; robes roses et colorées, de mignons bobs sur les cheveux blonds, et ces petites mains qui se serrent, prêtes pour un nouveau morceau.



24/05/2009 - The Glebe, Ottawa

2009/06/03

Canadian breakfast with pancakes





Canadian breakfast with pancakes
16/05/2009 - Chelsea, Quebec

2009/06/01

Bank Street participe aussi à la fête du Glebe

Dans le Glebe, la grande vente de garage prend ses aises dans les quartiers résidentiels,  les grandes maisons de briques et les entrées laissant dégorger le trop plein matériel des familles du quartier. Mais le Glebe, ce n'est pas seulement Glebe Avenue et les rues attenantes, ses blocs de maisons, petits jardins & églises, c'est aussi Bank Street, rue très commerçante & dynamique. Les enseignes profitent de l'occasion pour sortir tables & étalages, monter une petite braderie profitant du public réuni. Braderie juste protégée de la circulation par quelques barrières jaunes.





24/05/2009 - The Glebe, Ottawa